Nouvelles

Rapport du président Washington sur le plan de rançon des otages américains à Alger - Histoire

Rapport du président Washington sur le plan de rançon des otages américains à Alger - Histoire

ÉTATS-UNIS, 5 février 1798.

Messieurs du Sénat et Messieurs de la Chambre des représentants.

J'ai reçu une lettre de Son excellence Charles Pinckney, esq., gouverneur de l'État de Caroline du Sud, datée du 22 octobre 1797, contenant un certain nombre de dépositions de témoins de plusieurs captures et attentats commis à l'intérieur et près des limites de la États-Unis par un corsaire français appartenant au Cap François, ou Monte Christo, appelé le Vertitude ou Fortitude, et commandé par une personne du nom de Jordan ou Jourdain, et particulièrement sur un navire marchand anglais nommé l'Oracabissa, qu'il pillé puis incendié, avec le reste de sa cargaison, de grande valeur, sur le territoire des États-Unis, dans le port de Charleston, le 17 octobre dernier, dont des copies de la lettre et des dépositions, ainsi que de plusieurs autres les dépositions relatives au même sujet, reçues du collectionneur de Charleston, sont ci-jointes communiquées.

Chaque fois que les voies de communication diplomatique entre les États-Unis et la France seront ouvertes, je demanderai satisfaction pour l'insulte et réparation pour le préjudice.

J'ai transmis ces documents au Congrès non pas tant dans le but de communiquer un compte rendu d'une violation aussi audacieuse du territoire des États-Unis que pour montrer la convenance et la nécessité de permettre à l'autorité exécutive du gouvernement de prendre des mesures pour protéger les citoyens des États-Unis et les étrangers qui ont le droit de jouir de leur paix et de la protection de leurs lois dans leurs limites dans ce port ainsi que dans certains autres ports également exposés.

JEAN ADAMS.


Les plus gros mensonges jamais racontés par les présidents américains

Les politiciens font souvent des promesses de campagne (ou même simplement des promesses régulières) qu'ils ne peuvent absolument pas tenir. En fait, le 11e président des États-Unis, James K. Polk, est généralement connu pour avoir accompli toutes les décisions politiques importantes qu'il s'apprêtait à prendre, dit le Miller Center, puis s'est enfui au Tennessee, où il est décédé environ 100 jours après le dernier jour de son premier et unique mandat. (Et maintenant, vous pouvez dire à vos amis que vous savez quelque chose sur Polk !)

D'un autre côté, à part Polk, cela laisse 45 autres présidents américains qui n'ont pas atteint tous leurs objectifs. Et en plus de cela, ils ont parfois menti pendant leur mandat. Les présidents américains ont menti pour de multiples raisons – dissimuler quelque chose d'illégal, éviter une catastrophe majeure, une raison qu'eux seuls pouvaient comprendre, protéger les secrets de l'Amérique, et la liste est longue. Malheureusement, certains présidents se sont retrouvés dans des situations dont ils ne voyaient pas de moyen rationnel de sortir, ce qui a conduit à des mensonges.

Même s'ils étaient présidents, ces hommes étaient toujours humains, et les humains font des erreurs. Cependant, tous les mensonges était une erreur. Un couple était en fait pour le bien du pays. Par conséquent, jetons un coup d'œil à certains des plus gros mensonges jamais racontés par les présidents américains.


Enceinte

Le Secrétaire d'Etat ayant dûment examiné les papiers et documents de son Cabinet relatifs aux négociations qu'il se propose d'entreprendre avec les Gouvernements du Maroc et d'Alger, fait alors au Président des Etats-Unis, ce qui suit

Les rapports qu'il fit le 28 décembre 1790, sur le commerce des États-Unis en Méditerranée à la Chambre des représentants, et sur la situation de leurs citoyens en captivité à Alger au président, ayant détaillé les transactions des États-Unis États avec les gouvernements du Maroc et d'Alger depuis la fin de la dernière guerre jusqu'à cette date, il demande la permission de se référer à eux pour l'état des choses existant à cette époque.

Le 3 mars 1791, la Législature adopta une loi portant affectation de la somme de 20.000 dollars, en vue d'effectuer la reconnaissance du traité des États-Unis avec le nouvel empereur du Maroc, en conséquence de quoi Thomas Barclay, ancien consul général car les États-Unis en France furent désignés pour se rendre au Maroc en qualité de consul des États-Unis, pour obtenir la reconnaissance du traité et le 13 mai de la même année, la lettre suivante lui fut écrite.

Philadelphie le 13 mai. 1791.

Vous êtes désigné par le Président des États-Unis pour vous rendre à la Cour du Maroc dans le but d'obtenir du nouvel Empereur une reconnaissance de notre Traité avec son père. Comme on pense qu'il vaut mieux que vous alliez dans un caractère défini, celui de consul a été adopté, et vous recevez par conséquent une commission de consul pour les États-Unis, dans les domaines de l'empereur du Maroc, qui ayant été délivrée pendant les vacances du Sénat, expireront bien entendu à la fin de leur prochaine session. Il a été jugé préférable de ne pas insérer cette limitation dans la Commission comme étant inutile, et cela pourrait peut-être embarrasser. Avant la fin de la prochaine session du Sénat, il est prévu que les objets de votre mission seront accomplis.

Lisbonne étant le port de correspondance le plus commode entre nous et le Maroc, une autorité suffisante sera donnée au colonel Humphreys, résident des États-Unis à cet endroit, sur les fonds à Amsterdam pour les objets de votre mission. Vous tirerez donc sur lui les sommes ici autorisées, ou les parties de celles-ci qui seront nécessaires. A ce port aussi, vous feriez mieux d'aller dans le premier navire qui s'y rendra, car il est prévu que vous aurez un passage facile de là au Maroc.

A votre arrivée au Maroc, sondez votre terrain, et sachez où en sont les choses actuellement. Votre ancien voyage là-bas3 vous ayant mis en possession des personnages par l'intermédiaire desquels cela peut être fait, qui peuvent le mieux être utilisés pour approcher l'Empereur et réaliser votre dessein, vous êtes laissé à utiliser vos propres connaissances au mieux.

Le but étant simplement d'obtenir une reconnaissance du traité, nous espérons que vous pourrez le faire en faisant des présents très modérés. Comme le montant de ceux-ci constituera un précédent lors de futures répétitions similaires, cela devient important. Notre éloignement, notre isolement par rapport au monde antique, sa politique et ses usages, nos occupations et habitudes agricoles, notre pauvreté, et enfin notre détermination à préférer la guerre en tous cas au tribut sous quelque forme et à quelque peuple que ce soit, vous fourniront des sujets pour s'être opposé et refusé des prétentions élevées ou déshonorantes, auxquelles s'ajoutent les avantages que leur peuple tirera de notre commerce, et leur souverain des devoirs imposés sur tout ce que nous extrayons de ce pays

Tenez-nous régulièrement informés de vos travaux et de l'avancement, en nous écrivant à chaque occasion, en nous détaillant notamment vos conférences privées ou publiques, et les personnes avec lesquelles elles ont lieu.

Nous pensons que Francisco Chiappe a bien mérité des États-Unis, par son souci de leur paix et de leurs intérêts. Il nous a envoyé un compte de débours pour un montant de 394 dollars. Ne reconnaissez pas le compte, car nous ne voulons pas, en faisant cela, lui donner une couleur pour en présenter de plus gros ci-après, pour des dépenses qu'il nous est impossible de scruter ou de contrôler. Qu'il comprenne que nos Lois s'opposent à l'application des deniers publics si informellement mais dans vos présents, traitez-le généreusement, afin non seulement de couvrir cette demande, mais de la dépasser avec une libéralité qui peut le fixer profondément dans nos intérêts. La place qu'il tient auprès de l'Empereur rend son amitié particulièrement importante : N'ayons plus rien à faire avec ses frères, ni avec aucune autre personne. L'argent qui ferait un bon ami, partagé entre plusieurs, ne produira aucun attachement.

L'Empereur a laissé entendre qu'il attend de nous un ambassadeur. Qu'il comprenne que c'est peut-être une coutume du vieux monde, mais ce n'est pas la nôtre : que nous n'avons jamais envoyé d'ambassadeur dans aucune nation.

Vous devez avoir droit à partir du jour de votre départ jusqu'à votre retour 166,_ dollars par mois pour votre temps et vos dépenses, en y ajoutant l'argent de votre passage et les provisions de la mer allant et venant.

Restez en poste jusqu'au 1er avril prochain, et autant de temps qu'il sera nécessaire pour accomplir les objets de votre mission, à moins que vous ne receviez d'ici des instructions contraires.

Avec votre Commission vous recevrez une lettre à l'Empereur du Maroc, un Chiffre & une lettre au Col. Humphreys.4 J'ai l'honneur d'être avec une grande estime &c :

Une instruction privée que M. Barclay doit garder dans sa mémoire, et non sur papier, de peur qu'elle ne tombe entre de mauvaises mains...

Nous comptons que vous obtiendrez l'amitié du nouvel Empereur, et ses assurances que le traité sera fidèlement observé, avec le moins de frais possible. Mais la somme de Dix mille Dollars est fixée comme limite que l'ensemble de vos dons ne doit pas dépasser.

13 mai 1791 Th : Jefferson.

Une lettre fut en même temps écrite à Francisco Chiappe, personne employée confidentiellement auprès de l'Empereur, qui y avait été nommé Consul des États-Unis par M. Barclay dans son ancienne mission, et paraissait avoir agi avec zèle pour notre intérêt. C'était dans ces mots.

Philadelphie, 13 mai 1791.

Depuis mon entrée dans la charge de secrétaire d'État, j'ai été honoré de plusieurs de vos lettres et j'aurais dû en accuser réception plus tôt, mais j'ai de temps en temps espéré que la présente occasion se produirait plus tôt qu'elle ne l'a fait.

Je suis autorisé à vous exprimer la satisfaction du Président pour le zèle et l'attention que vous avez portés à nos intérêts, et à espérer leur continuation.

M. Barclay est envoyé en qualité de consul des États-Unis pour présenter nos respects à sa majesté impériale, pour laquelle il a une lettre du président. Nous n'avons aucun doute qu'il recevra votre aide comme d'habitude pour impressionner l'esprit de l'Empereur avec un sentiment de notre grand respect et de notre amitié pour sa personne et son caractère, et pour le disposer à une continuation cordiale de cette bonne entente si heureusement établie avec son père.

Notre manière de penser sur tous ces sujets est si parfaitement connue de M. Barclay, qu'il n'y a rien de mieux à faire que de vous référer à lui pour des renseignements sur tous les sujets que vous voudriez étudier. Je suis avec une grande estime, Monsieur &c:

A cela s'ajouta une lettre au colonel Humphreys, notre résident à Lisbonne, par qui on crut approprié d'exiger le passage des traites. C'était dans les mots suivants.

Philadelphie, 13 mai 1791.

Monsieur Thomas Barclay est désigné par le Président des Etats-Unis pour se rendre au Maroc en qualité de Consul dans le but d'obtenir du nouvel Empereur une reconnaissance de notre traité avec son père.

Dix mille dollars sont affectés à des cadeaux sous la forme et aux personnes que M. Barclay, à sa discrétion, jugera le mieux et il doit recevoir pour lui-même au taux de deux mille dollars par an et ses dépenses maritimes.

On pense qu'il vaut mieux que l'argent à ces fins soit placé sous votre contrôle, et que M. Barclay en tire sur vous. Trente-deux mille cent soixante-quinze florins courants sont donc déposés entre les mains de nos banquiers à Amsterdam, et ils sont chargés de répondre à vos traites à ce montant, vous les informant qu'elles doivent être payées sur le fonds de le 3 mars 1791, afin que ce compte soit tenu libre de tout autre. Vous arrangerez avec M. Barclay la manière de faire ses traites afin de vous donner le temps de réunir l'argent par la vente de vos billets.

Une confiance en votre discrétion m'a incité à en faire profiter le public dans la transaction de cette affaire, et à recommander M. Barclay à vos conseils et à votre assistance tout au long de celle-ci. Je vous joins un jeu de billets pour 13 000 dollars précédemment mentionné et une copie de ma lettre aux banquiers.5 Des duplicata leur seront envoyés directement. J'ai l'honneur d'être, avec une grande et sincère estime Monsieur, &c :

A l'arrivée de M. Barclay en Europe, il apprit que les dominions du Maroc étaient engagés dans une guerre civile générale, dont le sujet était la succession au trône, alors en litige entre plusieurs des fils du défunt empereur : aucun des une telle prépondérance qu'elle fonde une présomption qu'une reconnaissance du traité par lui serait finalement effective. M. Barclay prit donc des mesures pour obtenir des renseignements constants de ce pays et resta en attendant à Lisbonne, Cadix ou Gibraltar, afin d'être prêt à profiter des premiers instants de l'établissement incontesté de l'un quelconque des frères sur le Trône, pour réaliser les objets de sa mission.6

Tho' pas permis à cette époque de procéder à la rédemption de nos citoyens captifs à Alger, pourtant nous nous sommes efforcés d'atténuer leurs détresses en confiant au colonel Humphreys le soin de leur fournir une subsistance confortable, comme cela a été fait dans la lettre suivante à lui .

Philadelphie, 13 juillet 1791.

M. Barclay ayant été détenu plus longtemps que prévu, vous recevrez ceci, ainsi que ma lettre du 13 mai de sa part. Depuis cette date, j'ai reçu votre n° 15. 31 mars. non. 16. avril 8. non. 17. 30 avril. non. 18. 3 mai et non. 20. mai 21.7

Vous n'ignorez pas la situation de nos captifs à Alger. Des mesures furent prises et dépendirent longtemps, pour leur rachat : pendant le temps de leur dépendance nous pensions qu'il serait avantageux pour nous de ne pas tenir compte des captifs qu'ils étaient maintenus par le Consul d'Espagne, d'où venaient souvent les demandes de remboursement par l'intermédiaire de M. Carmichael. aucune réponse d'aucune sorte n'a jamais été donnée. La certitude maintenant que nos mesures pour leur rédemption ne réussiront pas nous rend inutile d'être si réservés sur le sujet et de continuer à avoir l'air de les négliger. Bien que le gouvernement ait pu accepter de rançonner au prix le plus bas admis avec n'importe quelle nation (comme par exemple, celui de l'Ordre français de Merci), ils ne donneront rien comme le prix qui a été récemment déclaré être le plus bas par les ravisseurs . Il nous reste alors à voir quels autres moyens sont praticables pour leur recouvrement : en attendant, nous désirons que les débours faits jusqu'ici pour leur subsistance par le Consul d'Espagne, ou d'autres, soient remboursés, et que leur future subsistance confortable être prévu. Quant aux dépenses passées, je dois vous demander la faveur d'écrire à M. Carmichael, que vous êtes autorisé à les payer, et le prier de vous faire connaître leur montant, et à qui les paiements sont dus. En ce qui concerne la provision future pour les captifs, je dois la remettre entre vos mains. L'impossibilité d'obtenir des lettres de ou de M. Carmichael, nous empêche d'utiliser ce canal. Quant à la base sur laquelle ils doivent vivre, la ration et l'habillement d'un soldat auraient été une bonne mesure, s'il était possible de l'appliquer à des articles de nourriture et d'habillement aussi fort différents que ceux dont on se sert à Alger. L'allocation faite jusqu'ici par le consul espagnol, pourrait peut-être fournir une meilleure règle, comme nous l'avons d'eux-mêmes qu'ils étaient alors confortablement subsisté. Si vous êtes amené à correspondre avec eux, il vaut mieux que ce soit avec le capitaine Obrian, qui est un homme sensé, et dont la conduite, depuis qu'il est là-bas, a été particulièrement méritoire. Il sera préférable pour vous d'éviter de dire quoi que ce soit qui puisse augmenter ou diminuer leurs espoirs de rançon. J'écris à nos banquiers pour répondre à vos traites à ces fins, et je vous joins un duplicata à envoyer avec votre première traite.8 Les prisonniers sont au nombre de quatorze—leurs noms et qualités sont les suivants—Richard Obrian et Isaac Stephens Captains-Andrew Montgomery et Alexander Forsyth Mates-Jacob Tessanier un passager français, William Paterson, Philip Sloan, Peleg Lorin, John Robertson, James Hall, James Cathcart, George Smith, John Gregory, & James Hermet, marins. Ils ont été vingt et un ou vingt-deux. J'ai l'honneur d'être avec une grande estime, Cher Monsieur &c :

Le 8 mai 1792, le président proposa au Sénat les questions suivantes.

Si le Président des États-Unis concluait une Convention ou un Traité avec le Gouvernement d'Alger pour la rançon des treize Américains en captivité là-bas, pour une somme n'excédant pas quarante mille dollars, toutes dépenses comprises, le Sénat l'approuverait-il ? Ou y en a-t-il, et quelle somme plus ou moins grande, qu'ils fixeraient comme limite au-delà de laquelle ils n'approuveraient pas la rançon ?

Si le président des États-Unis concluait un traité avec le gouvernement d'Alger pour l'établissement de la paix avec eux à une dépense n'excédant pas vingt-cinq mille dollars payés à la signature, et une somme semblable à payer annuellement par la suite pendant la durée de le traité, le Sénat approuverait-il la même chose? Ou y a-t-il des sommes plus ou moins grandes qu'ils fixeraient comme limites au-delà desquelles ils n'approuveraient pas un tel traité ?

Ces questions ont été répondues par la résolution suivante du Sénat, du 8 mai 1792.

Résolu, Que si le Président des États-Unis conclut un Traité avec le Gouvernement d'Alger, pour l'établissement d'une paix avec eux, à une dépense ne dépassant pas quarante mille dollars payés à la signature, et une somme ne dépassant pas vingt cinq mille dollars, à payer annuellement par la suite, pendant la durée du traité, le Sénat l'approuvera. Et dans le cas où un tel traité serait conclu, et le président des États-Unis conclurait également une convention ou un traité avec le gouvernement d'Alger pour la rançon des treize prisonniers américains en captivité là-bas, pour une somme ne dépassant pas quarante mille dollars, tous les frais inclus, le Sénat approuvera également cette convention ou ce traité.

Afin de permettre au Président de réaliser les objets de la présente Résolution, le Législatif par sa loi du 8 mai 1792 C. 41 §. 3. a affecté une somme de cinquante mille dollars pour couvrir toute dépense qui pourrait être encourue en relation avec les relations entre les États-Unis et les nations étrangères.9

Des commissions furent alors faites à l'amiral Paul Jones pour les objets de paix et de rançon, et une troisième pour être consul des États-Unis à Alger. Et ses instructions ont été transmises dans la lettre suivante.

Le Président des États-Unis ayant jugé bon de vous nommer Commissaire pour traiter avec le Dey et le Gouvernement d'Alger au sujet de la paix et de la rançon de nos captifs, j'ai l'honneur de vous présenter les Commissions, dont M. Thomas Pinckney maintenant sur son chemin à Londres en tant que notre ministre plénipotentiaire là-bas, sera le porteur.En supposant qu'il existe une disposition à contrecarrer nos négociations avec les Algériens, et que cela serait très praticable, nous avons jugé bon que la connaissance de cette nomination appartienne au Président, à M. Pinckney et à moi-même : c'est pourquoi vous vous apercevrez que les Commissions sont toutes écrites de ma propre main - pour la même raison, l'entier secret vous est recommandé, et que vous couvrez ainsi du public votre départ et votre destination afin qu'ils ne puissent être conjecturés ou remarqués et en même temps que vous partez aussi peu de temps que vos affaires le permettent.

Afin de vous permettre d'entrer dans cette entreprise avec une information complète, il sera nécessaire de vous donner un historique de ce qui s'est passé.

Le 25 juillet 1785, la goélette Maria, Capt. Stevens, appartenant à un M. Foster de Boston, fut enlevée du Cap St. Vincents par un croiseur algérien et cinq jours plus tard, le Navire Dauphin, Capt. Obrian, appartenant à MM. Irvins de Philadelphie fut prise par une autre à environ 50 lieues à l'ouest de Lisbonne. Ces navires avec leurs cargaisons et équipages, au nombre de vingt et une personnes, furent transportés à Alger. M. John Lamb, nommé agent pour le traitement de la paix entre les États-Unis et le gouvernement d'Alger, était prêt à partir de France pour cette affaire, lorsque M. Adams et moi-même apprîmes ces deux captures. La rançon des prisonniers étant un cas qui n'existait pas lorsque nos pouvoirs étaient préparés, aucune disposition n'en avait été prévue. Nous pensions cependant que nous devions nous efforcer de racheter nos compatriotes, sans attendre les ordres, mais en même temps, que, agissant sans autorité, nous resterions dans le prix le plus bas qui avait été donné par toute autre nation. Nous donnâmes donc une instruction supplémentaire à M. Lamb de racheter nos captifs, si cela pouvait se faire pour 200 dollars par homme, car nous savions que trois cents captifs français venaient d'être rachetés par les Mathurins, à un prix très peu supérieur à cette somme. Il se rendit à Alger : mais sa mission s'avéra infructueuse. Il nous écrivit de là que le Dey demandait 59 496 dollars pour les 21 captifs, et qu'il n'était pas probable qu'il réduirait beaucoup de ce prix : mais il n'a jamais laissé entendre l'idée d'accepter de le donner.10 Comme il ne s'est jamais installé les comptes de sa mission, aucune autre information n'a été reçue. Il a été dit qu'il a conclu une stipulation positive avec le Dey de payer pour les prisonniers le prix mentionné ci-dessus, ou quelque chose d'approchant et qu'il est reparti avec l'assurance de revenir avec l'argent.11 Nous ne pouvons pas croire le fait vrai et s'il l'était, nous le désavouons totalement, car bien au-delà de ses pouvoirs. Nous ne l'avons jamais désavoué formellement, car il n'est jamais venu à notre connaissance avec un quelconque degré de certitude.

En février 1787, j'écrivis au Congrès pour demander la permission d'employer les Mathurins de France à racheter nos captifs, et le 19 septembre je reçus leurs ordres de le faire, et d'appeler l'argent de nos banquiers à Amsterdam dès que il pourrait être meublé. Il fallut longtemps avant qu'ils aient pu fournir l'argent, et dès qu'ils en firent part, l'affaire fut mise en route par le général des Mathurins, non avec l'apparence d'agir pour les États-Unis ou avec leur savoir, mais simplement sur le terrain habituel de la charité. Cet expédient fut rendu avorté par la Révolution de France, le dérangement des ordres ecclésiastiques là-bas et la révocation des biens de l'Église, avant qu'aucune proposition n'eût peut-être été faite en forme par les Mathurin au dey d'Alger12.

J'ai quelque raison de croire que M. Eustache, alors qu'il était en Espagne, s'efforça d'engager la Cour d'Espagne à employer leurs Mathurins dans cette même affaire, mais qu'ils s'y engagent ou non, je n'ai jamais appris—13

On nous a également dit qu'un M. Simpson de Gibraltar par la direction de la Mres. Bulkleys de Lisbonne, contracté pour la rançon de nos prisonniers (puis réduit par mort et rançon à 14) à 34 792 28/38 dollars. Par les ordres de qui ils l'ont fait, nous n'avons jamais pu apprendre. J'ai soupçonné qu'il s'agissait d'une association à Londres, qui trouvant les prix bien au-dessus de leur conception, n'a pas atteint leur but, qui n'avait probablement été qu'un but philanthropique : quoi qu'il en soit, c'était à notre insu ou à notre insu. 14

Encore une fois, M. Cathalan, notre consul à Marseille, sans aucune instruction du gouvernement, et motivé simplement, comme nous le présumons, par une volonté de faire quelque chose d'agréable, a entamé une autre négociation pour leur rachat, qui n'a abouti à rien.15

Ces diverses interventions volontaires, quoique entreprises avec de bonnes intentions, vont directement à l'encontre de notre plan qui était d'éviter l'apparence d'un quelconque but de notre part de racheter nos captifs, et par cet semblant de négligence, de réduire les demandes des Algériens à un prix qui pourrait faire qu'il soit désormais moins intéressant pour eux de poursuivre nos Citoyens que tout autre. Au contraire, ils ont supposé que toutes ces propositions, directement ou indirectement, venaient de nous : ils en ont déduit la plus grande inquiétude de notre part, là où nous avions essayé de leur faire supposer qu'il n'y avait aucune prix les plus élevés jamais payés par une nation et ainsi ces interventions charitables, bien que non autorisées, ont eu le double effet d'allonger les chaînes qu'elles étaient censées briser, et de nous faire enfin fixer un taux de rançon beaucoup plus élevé, pour nos citoyens présents et futur, que nous aurions probablement obtenu, si nous avions été laissés seuls pour faire notre propre travail, à notre manière. Ainsi se tient cette affaire alors à l'heure actuelle. Un marché formel, comme je l'ai appris, étant enregistré dans les livres de l'ancien Dey, de la part des Bulkeleys de Lisbonne, qu'ils supposent obligatoire pour nous, mais qui doit être complètement désavoué, comme n'ayant jamais été autorisé par nous, ni sa source jamais connue de nous—

En 1790, ce sujet a été entièrement soumis au Congrès, et à la fin de la session, des fonds ont été fournis et l'autorité a été donnée de procéder à la rançon de nos citoyens captifs à Alger, à condition qu'elle ne dépasse pas une somme donnée, et à condition également qu'une paix soit être préalablement négocié dans certaines limites de dépenses. Et à la suite de ces délibérations, votre mission a été décidée par le Président.

Puisqu'il n'y a pas de rançon sans paix, vous vous occuperez bien entendu d'abord de la négociation de la paix, ou si vous trouvez qu'il vaut mieux que la paix et la rançon soient traitées ensemble, vous veillerez à ce qu'aucun accord pour cette dernière ne soit conclue, à moins que la première ne soit établie avant ou dans le même instant.

Quant aux conditions, il est entendu qu'aucune paix ne peut être faite avec ce gouvernement que pour une plus grande somme d'argent à payer en une fois pour toute la durée de sa durée, ou pour une plus petite à payer annuellement. Nous refusons entièrement le premier plan et adoptons le second. Nous avons aussi compris que la paix s'achèterait à meilleur marché avec des provisions navales qu'avec de l'argent : mais nous ne leur fournirons pas de provisions navales, parce que nous pensons qu'il n'est pas juste de leur fournir des moyens que nous savons qu'ils emploieront pour faire le mal, et parce qu'il pourrait n'y faisons pas d'économie quant à nous-mêmes à la fin, car cela augmenterait les dépenses de cette coercition que nous serons peut-être obligés d'exercer à l'avenir envers eux. La seule question alors est, quelle somme d'argent accepterons-nous de leur verser annuellement pour la paix ?

Par une lettre du capitaine Obrian, dont vous recevez copie ci-joint, nous avons son opinion qu'une paix pourrait être achetée avec de l'argent pour 60 000 livres sterling, ou avec des magasins de la marine pour 100 000 dollars. Un paiement annuel équivalent au premier, serait de 3 000 livres sterling, soit 13 500 dollars, les intérêts de la somme en brut. Si nous pouvions l'obtenir pour une somme aussi faible que la seconde en argent, le paiement annuel équivalent serait de 5 000 dollars. Dans une autre partie de la même lettre, le capitaine Obrian dit « si des magasins maritimes, et deux croiseurs légers donnés et un tribut payé en magasins maritimes tous les deux ans, s'élevant à 12.000 dollars en Amérique », une paix peut être obtenue.16 Le don de Les magasins et les croiseurs ici supposés, convertis en équivalent annuel, peuvent être évalués à 9 000 dollars, et en y ajoutant la moitié de la somme biennale, cela ferait 15 000 dollars à payer annuellement. Vous ferez bien sûr de votre mieux pour l'obtenir à la somme la plus basse possible, après quoi je dirai seulement que nous devrions nous contenter de 10 000 dollars, content de 15 000, penser 20 000 une affaire très dure, mais aller jusqu'à 25 000. s'il est impossible de l'obtenir pour moins cher mais pas à un cuivre de plus, ceci étant fixé par la loi comme la limite la plus élevée : il s'agit de sommes annuelles. Si vous pouvez reporter le premier versement annuel à la fin de la première année, vous pouvez employer toute somme n'excédant pas celle des présents à payer : mais si le premier versement doit être fait en main, cela et les présents ne peuvent pas par la loi dépasse 25 000 dollars.

Et là, nous rencontrons une difficulté, due au faible degré d'information dont nous disposons sur les États barbaresques. On dit que Tunis est tributaire d'Alger, mais que l'effet de ceci soit que la paix soit faite avec Alger, soit bien sûr avec les Tunisiens sans traité séparé, ou prix séparé, c'est ce que nous ne savons pas. S'il est possible de la placer sur ce pied, tant mieux. En tout cas il faudra stipuler à Alger que son influence s'interpose aussi fortement que possible à Tunis, chaque fois que nous procéderons à traiter avec cette dernière qui ne pourra être qu'au courant de l'événement de votre négociation, et d'une autre session du Congrès.

Quant aux articles et à la forme du traité en général, notre traité avec le Maroc a été si bien digéré que je vous en joins une copie pour être le modèle avec Alger, autant qu'on puisse l'obtenir, en n'insérant que la clause relative à Tunis.

La rançon des captifs est ensuite à considérer. ils sont maintenant au nombre de treize, à savoir Richard Obrian, et Isaac Stevens, capitaines—Andrew Montgomery et Alexander Forsyth, compagnons—Jacob Tessanier, un passager français, William Patterson, Phillip Sloan, Peleg Lorin, James Hull, James Cathcart, George Smith , John Gregory, James Hermit, marins. Il a été un principe fixe avec le Congrès d'établir le taux de rançon des captifs américains avec les États de Barbarie à un point aussi bas que possible, qu'il n'est peut-être pas dans l'intérêt de ces États d'aller à la recherche de nos citoyens de préférence à ceux d'autres pays. N'eût été le danger qu'il aurait fait courir aux restes de nos matelots, en excitant la cupidité de ces rovers contre eux, nos citoyens maintenant à Alger auraient été rachetés depuis longtemps sans égard au prix. Le simple argent pour cette rédemption particulière n'a pas été et n'est un objet avec aucun corps ici. C'est dans le même souci de la sécurité de nos marins en général qu'ils nous ont maintenant retenus de toute rançon non accompagnée de paix : ceci étant assuré, nous sommes amenés à consentir à des conditions de rançon, auxquelles autrement notre gouvernement n'aurait jamais consenti c'est-à-dire aux termes énoncés par le capitaine Obrian dans le passage suivant de la même lettre : « en donnant au ministre de la marine (le favori actuel de Dey) la somme de 1 000 paillettes. Je mettrais ma vie en jeu pour que nous soyons rachetés de 13 000 paillettes, toutes dépenses comprises. Si extravagante que soit cette somme, nous irons, sous la sécurité de la paix à l'avenir, jusqu'ici sans douter en même temps que vous l'obtiendrez le plus bas possible, et non sans espérer qu'une rançon inférieure sera praticable. d'après les assurances qui nous ont été données dans d'autres lettres du capitaine Obrian, que les prix sont susceptibles d'être abaissés par le Dey actuel, et particulièrement avec nous, envers lesquels il a été représenté comme bien disposé. Vous considérerez donc cette somme, disons 27 000 dollars, comme votre limite ultime, y compris la rançon, les droits et les gratifications de toute sorte.

Dès que la rançon sera achevée, vous serez heureux d'avoir les captifs bien vêtus et renvoyés chez eux aux frais des États-Unis, avec autant d'économie que peut en faire leur confort raisonnable.

Il est préférable que M. Pinckney, notre ministre à Londres, soit le canal confidentiel de communication entre nous. Il est en mesure de répondre à vos traites d'argent dans les limites préalablement exprimées : et comme ce sera par tirage sur Amsterdam, vous devez régler avec lui le nombre de jours après vue auxquels vos factures seront payables à Londres afin de lui donner le temps, en attendant, de retirer l'argent d'Amsterdam.

Nous serons soucieux de connaître le plus tôt et le plus souvent possible, vos perspectives dans ces négociations. Vous recevrez ci-joint un chiffre qui vous permettra de les faire en toute sécurité. Londres et Lisbonne (où le colonel Humphreys transmettra mes lettres) seront les ports de communication les plus sûrs et les meilleurs. Je joins également deux commissions distinctes pour les objets de paix et de rançon. A ceux-ci s'ajoute une Commission à vous en tant que Consul des États-Unis à Alger, sur la possibilité qu'il pourrait être utile pour vous d'y rester jusqu'à ce que la ratification des traités soit renvoyée d'ici, bien que vous ne deviez pas retarder leur retour. , le renvoi des captifs chez eux, ni les versements d'argent nécessaires dans les limites préalablement prescrites. Si vous êtes disposé à y rester, même après l'achèvement des affaires, en tant que Consul des États-Unis, vous serez libre de le faire, en me prévenant qu'aucune autre nomination ne pourra être faite. Ces commissions, étant émises pendant les vacances du Sénat, ne sont en vigueur, par la Constitution, que jusqu'à la prochaine session du Sénat, mais leur renouvellement est alors tellement une évidence et une nécessité, que vous pouvez considérer que comme certain, et procéder sans interruption. Je n'en ai pas parlé dans les Commissions, parce que c'est dans tous les cas un surplus, et parce que cela pourrait être difficile à expliquer à ceux à qui vous vous adressez.

L'indemnité pour tous vos frais et temps (hors rançon, prix de la paix, devoirs, cadeaux, entretien et transport des captifs) est au taux de 2 000 dollars par an, à compter du jour où vous partirez pour Alger, de quelque endroit que vous preniez votre départ. Objets particuliers de paix et de rançon une fois écartés, les 2000 dollars annuels sont destinés à la satisfaction du temps, des services et des dépenses de toute sorte, que vous agissiez en qualité de consul ou de commissaire.

Comme on ne peut compter avec certitude sur la durée de cette paix et que nous attendons avec impatience la nécessité d'une coercition des croisières sur leurs côtes, à maintenir pendant toute leur saison de croisière, il vous fera plaisir de vous informer, aussi minutieusement dans la mesure du possible, de toute circonstance pouvant nous influencer ou nous guider dans la réalisation et la conduite d'une telle opération, rendant vos communications par des opportunités sûres.

Je dois recommander à votre attention particulière le capitaine Obrian, l'un des captifs, de qui nous avons reçu beaucoup d'informations utiles. Le zèle qu'il a déployé dans les circonstances difficiles de sa situation actuelle a été très distingué, vous le trouverez intimement au courant de la manière et des caractères avec lesquels les affaires doivent être faites là-bas, et peut-être il peut être un instrument utile pour vous, surtout au début de votre entreprise, qui exigera la plus grande prudence et la meilleure information. Il pourra vous donner les caractères des consuls européens là-bas, bien que vous ne pensiez probablement pas prudent de faire confiance à aucun d'eux.

Si vous parveniez à accomplir avec succès les objets de votre mission à temps pour nous en faire part le plus tôt possible lors de la prochaine session du Congrès, qui se réunit début novembre et se lève le 4 mars, il aurait un effet très agréable. Je suis avec beaucoup d'estime &c:

Estimation approximative non contenue dans la lettre.

Paix 25 000 dollars.
Une rançon 27,000.
Passe de vêtements et d'amp 1,000.
Négociateur 2,000 .
55,000.
Somme autorisée 50,000 .

M. Pinckney sort alors comme notre ministre plénipo. à la Cour de Londres, il a été jugé préférable de lui confier la lettre, de faire de lui le canal de communication, et aussi de l'autoriser, si une circonstance devait nous priver des services de l'amiral JP Jones, de confier l'affaire à M. Barclay qui, on l'espérait, achèverait à cette date l'objet de sa mission au Maroc. La lettre lui fut donc remise, et la suivante s'adressa à lui-même.

Philadelphie le 11 juin 1792

La lettre que j'ai adressée à l'amiral Jones, dont vous avez pris connaissance, vous a informé de la mission dont le président a jugé bon de le charger à Alger, et de la mesure dans laquelle votre agence est désireuse de lui transmettre les divers papiers. , pour avoir reçu et payé ses traites jusqu'au montant autorisé, en vous retirant sur nos banquiers à Amsterdam, qui sont chargés d'honorer vos factures, et en agissant comme un canal de correspondance entre nous. Cela fait un certain temps cependant que nous n'avons pas entendu parler de l'amiral Jones. Au cas où un accident serait arrivé à sa vie, ou si vous ne pouviez pas savoir où il se trouve, ou si l'éloignement, le refus d'agir ou toute autre circonstance nous prive de ses services à cette occasion, ou serait susceptible de produire un retard trop important, dont vous serez juge, il vous plaira alors d'envoyer tous les papiers qui vous ont été confiés pour lui, à M. Thomas Barclay notre Consul au Maroc, avec la lettre qui lui est adressée, qui vous est remise ouverte, et par laquelle vous vous apercevrez qu'il est, dans ce cas, substitué à toutes fins utiles à la place de l'amiral Jones. Vous serez heureux de ne faire passer par aucun bureau de poste aucun des papiers qui vous sont confiés sur cette affaire. J'ai l'honneur d'être &c :

La lettre mentionnée comme adressée à M. Barclay était dans ces mots.

Philadelphie, 11 juin 1792.

Le Congrès m'ayant fourni les moyens d'obtenir la paix et de racheter nos citoyens captifs du gouvernement d'Alger, j'ai pensé qu'il valait mieux, pendant que vous êtes engagé au Maroc, de nommer l'amiral Jones pour se rendre à Alger, et lui ai donc envoyé une commission pour établir la paix, un autre pour la rançon de nos captifs, et un troisième pour y agir en tant que consul des États-Unis, et des instructions complètes sont données dans une lettre du secrétaire d'État à lui, de tous les papiers, M. Pinckney, maintenant se rendant à Londres comme notre Ministre plénipotentiaire là-bas, est le porteur, comme il l'est aussi de cette Lettre.Cela fait un certain temps cependant que nous n'avons pas entendu parler de l'amiral Jones, et comme, en cas d'accident pour lui, cela pourrait occasionner un retard préjudiciable, si l'affaire devait attendre de nouvelles commissions d'ici, j'ai pensé qu'il valait mieux, dans un tel un événement, que M. Pinckney devrait vous faire parvenir tous les papiers adressés à l'amiral Jones, avec cette lettre, signée par moi-même, vous donnant l'autorité, dès réception de ces papiers, de les considérer comme vous étant adressés, et de procéder en vertu d'eux à tous égards comme si votre nom figurait dans chacun d'eux à la place de celui de John Paul Jones. Vous finirez bien entendu les affaires de votre mission au Maroc avec toute la diligence possible, puis vous vous rendrez à Alger sur celle qui vous est confiée par la présente, où cette lettre avec les commissions adressée à l'amiral Jones, et une explication des circonstances, vous procurera sans doute vous accréditez comme agissant au nom et pour le compte des États-Unis, et plus spécialement lorsque vous prouverez efficacement votre autorité par le fait d'effectuer, sur place, les paiements que vous stipulerez. Avec une pleine confiance dans la prudence et l'intégrité avec lesquelles vous remplirez les objets de la présente mission, je donne à cette lettre l'effet d'une commission et pleins pouvoirs, en souscrivant à mon nom ce onzième jour de juin mil sept cent quatre-vingt douze.

Par lettre du 3 juillet, les dispositions suivantes pour le paiement des sommes ont été communiquées à M. Pinckney, à savoir.

Philadelphie, 3 juillet 1792.

Ci-joint une lettre à nos banquiers à Amsterdam, couvrant une lettre de change tirée sur eux par le trésorier pour cent vingt-trois mille sept cent cinquante florins actuels que j'ai endossés ainsi : « Philadelphie, le 3 juillet 1792. au crédit du secrétaire d'État des États-Unis d'Amérique. Th : Jefferson » 17—pour prévenir le danger d'interception : ma lettre à eux fait le tout, sous réserve de votre ordre. J'ai l'honneur &c :

A son arrivée en Angleterre, M. Pinckney apprit la mort de l'amiral J. P. Jones. Les retards qui ont été encourus dans la transmission des documents à M. Barclay sur cet événement seront mieux expliqués dans les propres mots de M. Pinckney extraits de sa lettre du 13 décembre 1792 au secrétaire d'État. Ils sont les suivants :

Dès mon arrivée ici, alors que la mort de l'amiral JP Jones était constatée, je me suis efforcé d'obtenir des informations si M. Barclay était toujours à Gibraltar, ou était retourné au Maroc mais ne connaissait pas son correspondant ici, et M. l'incertitude qu'il fallut quelque temps avant que j'apprenne qu'il était toujours à Gibraltar - les injonctions particulières de prudence dans le transport que j'ai reçu avec les dépêches de M. Barclay, et le secret que je savais être si essentiel au succès de ses opérations déterminé me de les confier à personne d'autre qu'à une personne de confiance. notre consul et plusieurs messieurs américains pour essayer de me procurer une personne de confiance pour entreprendre un voyage pour moi sans m'indiquer la direction, il a fallu un temps considérable avant J'ai rencontré le succès - la rage de quitter la ville qui vidait toutes les parties occidentales de cette ville pendant les mois d'été semblait avoir emporté tous nos compatriotes au chômage, et l'échec des dépêches de M. Short pour lequel je ne pouvais pas expliquer, la fausse couche de certaines de mes lettres privées, ajouté à l'extraordinaire jalousie et vigilance des correspondances ici, m'a fait ne pas vouloir employer autre qu'un Américain dans cette affaire. Enfin j'obtins à M. Lemuel Cravath, originaire du Massachusetts et citoyen du Massachusetts, d'entreprendre la remise des dépêches entre les mains de M. Barclay, que ce soit à Gibraltar ou au Maroc, et de rester quelques semaines avec M. Barclay s'il l'exigeait pour reconduire sa réponse pour laquelle j'ai accepté de lui payer cent guinées, en plus de couvrir ses dépenses.18 Aucun navire pour Gibraltar ou aucun port voisin ne s'est offert immédiatement, mais M. Navire anglais à destination de Cales, d'où il peut facilement se rendre à Gibraltar : de sorte que, si le vent s'est montré favorable, MB peut à ce moment-là partir en mission. Je crains que les conditions du voyage de M. Cravath ne soient considérées comme coûteuses, mais quand j'ai réfléchi à l'importance de l'objet et au retard qui m'avait déjà causé tant de malaise, j'aurais sans doute donné beaucoup plus s'il avait insisté. J'espère cependant que M. Barclay n'aurait pas pu arriver à un meilleur moment à son lieu de destination pour éviter l'interruption de ses négociations par les puissances européennes, car leur attention est maintenant entièrement absorbée par le théâtre politique le plus intéressant en Europe.

Pendant ce temps, M. Barclay avait été invité à utiliser l'expédition par la lettre suivante, d'ici.

Philadelphie, 14 novembre 1792.

Vos lettres au 10 septembre sont reçues. Avant que cela ne vous parvienne, des papiers vous auront été envoyés, qui, en supposant que vous étiez engagé dans votre mission d'origine, étaient adressés à l'amiral J. P. Jones, mais en cas de décès, ils devaient vous être remis. Cet événement s'est produit. Les papiers vous auront si bien renseigné sur tout ce qui se rapporte au sujet, que je n'ai rien à ajouter maintenant, mais les cas les plus pressants pour ne pas perdre de temps dans la réalisation de l'objet. En attendant, la scène de votre mission initiale sera peut-être nettoyée, afin que vous puissiez ensuite revenir et accomplir cela. Je suis, &c :

M. Barclay avait reçu les papiers, avait préparé son départ pour Alger, mais tomba malade le 15 et mourut le 19 janvier 1793, à Lisbonne. Cet événement malheureux a été connu ici le 18 mars, et les 20 et 21, les lettres suivantes ont été écrites à M. Pinckney et au colonel Humphreys.

Philadelphie, 20 mars 1793.

La mort de M. Barclay ayant rendu nécessaire la nomination d'une autre personne pour se rendre à Alger pour les affaires de paix et de rançon, le président a jugé bon de nommer le colonel Humphreys et de lui envoyer le capitaine Nathaniel Cutting en qualité de secrétaire, et d'être le porteur des papiers pour lui. Je dois vous demander la faveur de communiquer au colonel Humphreys tout renseignement que vous pourrez lui donner dans cette affaire, en raison de l'agence que vous y avez eue. Je lui ai donné pouvoir de tirer en son nom sur nos banquiers d'Amsterdam l'argent déposé entre leurs mains à cet effet selon la lettre que j'ai eu l'honneur de vous écrire le 3 juillet. 1792. J'ai maintenant celui de vous assurer des sentiments sincères d'estime et de respect, avec lesquels je suis &c :

Philadelphie, 21 mars 1793.

La mort de l'amiral Paul Jones d'abord, puis de M. Barclay, à qui fut successivement confiée la mission à Alger expliquée dans les papiers ci-joints, a conduit le président à vous désirer d'en entreprendre personnellement l'exécution. Ces papiers, étant des copies de ce qui leur a été remis, vous serviront de guide. Mais M. Barclay ayant également été chargé d'une mission au Maroc, il faudra vous donner quelques soucis par rapport à cela aussi.

Monsieur Nathaniel Coupant au porteur des présentes, est dépêché spécialement, d'abord pour recevoir de Monsieur Pinckney à Londres tous papiers ou renseignements que son Agence dans les affaires d'Algérie lui aurait permis de vous communiquer. Il procédera alors à vous livrer le tout, et vous accompagnera et vous aidera en qualité de secrétaire.

On juge nécessaire que vous régliez d'abord les comptes de M. Barclay concernant la mission au Maroc, ce qui vous obligera probablement à vous rendre à Gibraltar. Les communications que vous avez eues avec M. Barclay au cours de cette mission vous aideront dans vos efforts de règlement. Vous connaissez la somme reçue par M. Barclay à ce titre et nous souhaitons une déclaration aussi précise que possible de la manière dont elle a été disposée et quelle partie de ses recettes est maintenant disponible. Il vous fera plaisir de dresser un inventaire de ces recettes déjà existantes. Si elles ou une partie d'entre elles peuvent être utilisées pour la mission algérienne, nous voudrions que vous les appliquiez par tous les moyens à cette utilisation, débitant le fonds algérien et créditant celui du Maroc du montant de cette application. S'ils ne peuvent pas être utilisés ainsi, disposez les articles périssables au mieux, et si vous pouvez vendre ceux qui ne sont pas périssables pour ce qu'ils coûtent, faites-le, et ce que vous ne pouvez pas ainsi vendre, déposez-le dans un endroit sûr sous votre propre pouvoir. . Dans cette dernière étape de l'affaire, retournez-nous un compte exact 1er des articles spécifiques restant en main pour cette mission, et leur valeur. 2d de son encaisse. 3d de toute somme qui pourrait être due à ou de M. Barclay ou de toute autre personne en raison de cette mission, et prendre des mesures pour remplacer le solde net d'espèces entre les mains de MM. W. & T. Willinks et Nichs & Jacob van Staphorsts et Hubbard.

Cette affaire réglée, il vous fera plaisir de poursuivre la mission à Alger. C'est ce que vous ferez par la route de Madrid, si vous pensez que les informations que vous pouvez obtenir de M. Carmichael, ou de toute autre, peuvent être un équivalent pour la peine, les frais et le retard du voyage. Sinon, rendez-vous à Alger comme bon vous semble.

Les pouvoirs appropriés et les pouvoirs pour vous adressés à ce gouvernement sont joints ci-joints. aux termes en argent, auxquels vous êtes autorisé à aller, vous pouvez offrir de faire les premiers versements pour la paix et celui de la rançon dans les magasins de la marine, en vous réservant le droit de faire les versements annuels ultérieurs en argent.

Vous devez être autorisé à payer vos frais de déplacement, votre Salaire en tant que ministre Résident au Portugal en cours. Ces dépenses doivent être portées au débit de la mission d'Algérie, et non portées sur votre compte ordinaire en tant que Résident. Monsieur Cutting a droit à cent dollars par mois, et ses dépenses, qui dès qu'il vous rejoint, seront bien entendu consolidées avec les vôtres. Nous l'avons choisi comme particulièrement qualifié pour aider sous votre direction dans les affaires de compte qu'il connaît bien. Il reçoit ici une avance de mille dollars par traite sur nos banquiers de Hollande dans les mains desquels le fonds est déposé. Cette somme et toutes les autres le fournissaient pour être débité du fonds algérien. Je vous joins une lettre à nos banquiers vous donnant toute autorité sur ces fonds, que vous feriez mieux d'envoyer avec votre premier jet, bien que j'en envoie une copie d'ici par une autre occasion.19

Cette affaire étant faite, vous serez heureux de retourner à Lisbonne, et de vous tenir, ainsi que nous, bien informés par la suite des transactions au Maroc, et dès que vous constaterez que la succession à ce gouvernement est réglée et stable afin que nous puissions savoir à qui s'adresser un commissaire, veuille bien nous renseigner pour que nous puissions prendre des mesures en conséquence. Je suis &c :

Le capitaine Nathaniel Cutting a été nommé pour être le porteur de ces lettres et pour accompagner et assister le colonel Humphreys en tant que secrétaire dans cette mission. Elle lui fut donc remise, et ses propres Instructions furent données dans la Lettre suivante.

Philadelphie, 31 mars 1793.

Le département d'État avec l'approbation du président des États-Unis, ayant des communications confidentielles pour M. Pinckney, notre ministre plénipay à Londres, et le colonel Humphreys, notre ministre résident à Lisbonne, et d'autres services à préformer avec ce dernier-vous sont priés de prendre en charge ces communications, de procéder avec eux dans le premier navire américain à destination de Londres, et de là sans délai, à Lisbonne de la manière que vous trouverez le mieux. Après votre arrivée là-bas, vous êtes nommé pour assister le colonel Humphreys en qualité de secrétaire, dans les affaires qui lui sont maintenant spécialement confiées, et cela étant accompli, vous retournerez directement aux États-Unis, ou recevrez votre décharge du colonel Humphreys. , à votre discrétion. Vous devez recevoir, en contrepartie de ces services, cent dollars par mois, en plus des dépenses raisonnables de voyage par terre et par mer (habillement non compris) de vous-même et d'un serviteur : dont vous devez rendre compte et recevoir le paiement du colonel Humphreys, si vous prenez votre décharge de lui, ou autrement du secrétaire d'État si vous retournez à cet endroit : et dans les deux cas, le colonel Humphreys est autorisé à vous fournir de l'argent à titre d'acompte dans les limites de vos allocations : qui les allocations sont réputées avoir commencé le 20 du mois en cours, date à laquelle vous avez été engagé dans ce service, et se poursuivre jusqu'à votre libération ou votre retour. Vous recevez ici mille dollars d'acompte, pour vous permettre de continuer.

Th : Jefferson, secrétaire d'État.

Mais par un navire qui partit la veille de ce port pour Lisbonne directement, et dont le départ n'était connu qu'une heure auparavant, la lettre suivante fut écrite et envoyée à la hâte.

Philadelphie, 30 mars 1793.

Ayant très peu de préavis d'un navire qui vient de quitter ce port pour Lisbonne, direct, je pense qu'il convient de vous informer sommairement que des pouvoirs sont établis pour vous permettre de poursuivre et d'exécuter les affaires algériennes confiées à M. Barclay. Le capitaine Cutting, qui doit vous assister dans cette affaire spéciale en tant que secrétaire, quitte cet endroit dans trois jours et se rendra dans le paquet britannique par la route de Londres, et de là à Lisbonne où il vous remettra les papiers. Les instructions qui vous sont données sont en général de régler le compte de Monsieur B Maroc et de veiller aux effets prévus pour cette affaire, en appliquant ceux qui sont propres à la mission d'Algérie, et quant au résidu en convertissant la partie périssable en espèces, et garder l'autre partie en lieu sûr. Vous aurez donc plaisir à vous préparer et à faire en cela ce qui peut être fait avant l'arrivée de M. Cutting, afin qu'il y ait le moins de retard possible. Je suis &c :

Le capitaine Cutting prit son passage dans un navire à destination de Londres qui partit vers le 13 ou le 14 avril, mais il ne quitta l'Angleterre que le 3 septembre, et le 17 de ce mois le colonel Humphreys s'embarqua de Lisbonne pour Gibraltar, de d'où il écrivit la lettre ci-jointe communiquée, du 8 octobre dernier, nous informant de la trêve d'un an conclue entre Alger et le Portugal, et d'où il devait se rendre à Alger.20

Telles sont les circonstances qui se sont produites depuis la date des anciens rapports du 28 décembre 1790. et à leur examen, il ne peut qu'être évident que quelles que soient les attentes qui auraient pu être formées de l'issue de la mission à Alger à sa première projection, ou les renouvellements ultérieurs auxquels des événements malheureux ont donné occasion, ils doivent maintenant être considérablement diminués, sinon entièrement abandonnés. Tandis que la trêve avec deux nations commerciales telles que le Portugal et la Hollande a tellement diminué le nombre de navires exposés à la capture de ces corsaires, elle a ouvert la porte qui les laisse sortir sur notre commerce et le nôtre seuls comme avec les autres nations naviguant sur le Atlantique ils sont en paix. Leurs premiers succès leur donneront probablement de grandes attentes d'avantages futurs et les laisseront peu disposés à les abandonner à quelque condition que ce soit.

Une circonstance à mentionner ici est que notre Résident et Consul à Lisbonne ont pensé que l'avertissement instantané à notre commerce d'être sur ses gardes, d'une importance suffisante pour justifier l'embauche d'un navire suédois pour venir ici express avec l'intelligence et il n'y a pas de fonds dont cette location peut être payée.21

A ces détails relatifs à Alger, il faut ajouter quant au Maroc, que leur guerre intérieure continue, que la succession n'est pas susceptible d'être bientôt réglée, et qu'en attendant leurs navires sont entrés dans un tel état de décadence ne laissons à notre commerce aucun danger actuel faute de la reconnaissance de notre traité ; la reconnaissance sera valable.

Pour la genèse de ce rapport, voir Bartholomew Dandridge, Jr., à Jefferson, 11 décembre. Malgré la date du rapport, Jefferson l'a évidemment envoyé à GW le 15 décembre (voir Jefferson à GW, 14 décembre). Le 22 décembre, Jefferson a reçu des lettres supplémentaires concernant Alger et le Maroc, qu'il a soumises à GW le lendemain (voir Dandridge à Jefferson, 23 décembre). GW a envoyé ces lettres au Sénat et à la Chambre des représentants des États-Unis le 23 décembre.

1 . La date est avec la signature sur le document et dans l'écriture de Jefferson.

2 . Les trois premières lignes de ce paragraphe sont mises en retrait et une citation est placée dans l'espace créé : « 1791 Mar. 3 Act C. 17. » La citation correcte aurait été au chapitre 16 ( Stat . description commence Richard Peters, ed. The Public Statutes at Large of the United States of America, from the Organization of the Government in 1789, to March 3, 1845 . . . . 8 volumes Boston, 1845-67. La description se termine, 1:214). Pour le traité avec le Maroc des 28 juin et 15 juillet 1786, voir Miller, Treaties description begin Hunter Miller, éd. Traités et autres actes internationaux des États-Unis d'Amérique . Vol. 2, 1776-1818. Washington, D.C., 1931. fin de la description, 185-227. Sur la mort du sultan Sidi Muhammed et la succession de son fils Yazid Ibn Muhammed (1748-1792), voir Giuseppe Chiappe à GW, 13 mai 1790, et n.1 de ce document.

3 . Barclay a négocié le traité marocain de 1786.

5 . Voir Jefferson to Willink, Van Staphorst, & Hubbard, 13 mai 1791 (La description des Jefferson Papers commence par Julian P. Boyd et al., eds. The Papers of Thomas Jefferson . 41 vols. to date. Princeton, NJ, 1950–. La description se termine , 20:407).

6 . Dépêches de Barclay à Jefferson des 18, 26 et 31 décembre 1791 16 et 30 janvier 23 et 24 février 1, 16 et 31 mars 10 et 15 avril 7, 10 et 17 mai 12 juin 13 et 31 juillet 22 août . 8 1er et 26 oct. 20 nov. et 17 et 19 déc. 1792 décrivent la situation chaotique au Maroc qui l'empêchait d'entrer dans ce pays pour entreprendre sa mission (DNA : RG 59, Consular Depatches, Gibraltar DNA : RG 59, Consular Depatches, Cadiz abstracts in Jefferson Papers La description commence par Julian P. Boyd et al., eds. The Papers of Thomas Jefferson. 41 volumes à ce jour. Princeton, NJ, 1950–.la description se termine , 22:416–18, 447–48, 471 23:46–47, 88–89, 144–45, 174, 285–86, 356–57, 391–92, 426–27, 485–86, 490, 519-20 24:67-68, 224-25, 269-70, 312-13, 345-46, 430, 534, 643, 749, 756. Barclay écrivait de Cadix en commençant par sa lettre du 26 octobre. 1792).

Le règne du sultan Yazid a été contesté activement par son frère "Muley Ischem" (Hisham Ibn Muhammed d. 1799) et plus passivement par son frère "Muley Slema" (Maslama Ibn Muhammed). Après la mort de Yazid en février 1792, un troisième frère, « Muley Suliman » (Mawlay Sulayman Ibn Muhammed, 1766-1822), est devenu un autre concurrent sérieux. Pendant ce temps, d'autres frères ont été mentionnés comme dirigeants possibles, certaines régions ont affirmé leur autonomie et la possibilité de choisir un empereur en dehors de la famille régnante a été envisagée. En 1795, Mawlay Sulayman était devenu le nouveau sultan, et sa lettre à GW du 18 août 1795 fut transmise au Sénat le 21 décembre 1795 en guise de reconnaissance du traité.

7 . Ces lettres sont résumées dans la description de Jefferson Papers commence par Julian P. Boyd et al., eds. Les papiers de Thomas Jefferson. 41 vol. à ce jour. Princeton, New Jersey, 1950–. la description se termine, 19:643–44 20:168–69, 327, 361–62, 474–76.

8 . Voir Jefferson to Willink, Van Staphorst & Hubbard, 13 juillet ( La description des Jefferson Papers commence par Julian P. Boyd et al., eds. The Papers of Thomas Jefferson . 41 vols. to date. Princeton, NJ, 1950–. La description se termine , 20 :626–27).

9 . Voir « Acte faisant certaines appropriations y spécifiées », 8 mai 1792 ( Stat. description commence Richard Peters, éd. The Public Statutes at Large of the United States of America, from the Organization of the Government in 1789, to March 3, 1845 . . . . . 8 volumes. Boston, 1845-67. La description se termine , 1:284-85).

dix . Voir Supplementary Instructions to John Lamb, 1-11 octobre 1785, et Lamb to the American Commissioners, 20 mai 1786, (La description des Jefferson Papers commence par Julian P. Boyd et al., eds. The Papers of Thomas Jefferson . 41 vols. to date. Princeton, NJ, 1950–. La description se termine, 8:616-17 9:549–54). Pour en savoir plus sur la capture des deux navires et le sort de leurs équipages, voir Mathew Irwin à GW, 9 juillet 1789, et enclos. John Lamb, capitaine de navire et marchand de Norwich, Connecticut, a été nommé par le Congrès en février 1785 pour négocier avec les puissances barbaresques. Il arrive à Paris en septembre 1785, mais n'arrive à Alger qu'en mars 1786.

12 . Jefferson a demandé l'autorisation dans sa lettre à John Jay du 1er février 1787, et le Congrès a décidé le 18 juillet de l'accorder, résolution qui était jointe à la lettre de Jay à Jefferson du 24 juillet (la description de Jefferson Papers commence par Julian P. Boyd et al., eds. The Papers of Thomas Jefferson . 41 vol. to date. Princeton, NJ, 1950–. description ends , 11:99–103, 618–20 JCC description begin Worthington Chauncey Ford et al., eds. Journals of the Continental Congress , 1774-1789 . 34 volumes. Washington, DC, 1904-37. fin de la description , 32:364-65). Jefferson avait manifestement reçu l'autorisation le 18 septembre 1787 (voir Jefferson to the Commissioners of the Treasury, cette date, la description des Jefferson Papers commence par Julian P. Boyd et al., eds. The Papers of Thomas Jefferson . 41 vols. to date. Princeton, NJ, 1950–. fin de la description, 12:149).

13 . En juillet 1789, John Skey Eustace écrivit au révérend Jacques Audibert, de la Merci, procureur général des captifs, à Bordeaux, pour s'enquérir du rôle de son ordre dans le rachat et l'aide aux captifs d'Alger et sur les relations entre les Français et Branches espagnoles de l'Ordre de la Miséricorde. Après avoir reçu la réponse d'Audibert, Eustache écrivit au Congrès pour suggérer que l'ordre espagnol soit utilisé pour négocier pour les captifs (voir Eustache à Jay, 15 juillet 1789, et pièces jointes, DNA : RG 59, Miscellaneous Letters, déposé le 1 janvier 1791).

15 . Stephen Cathalan, Jr. (d. 1819), a été nommé vice-consul de Marseille en juin 1790 et a servi jusqu'à sa mort. Il décrivit sa négociation dans une pièce jointe à sa lettre à Jefferson du 22 janvier 1791 (la description de Jefferson Papers commence par Julian P. Boyd et al., eds. The Papers of Thomas Jefferson . 41 vols. to date. Princeton, NJ, 1950– Fin de la description, 18 : 585–91).

16 . Voir Richard O'Bryen à Cathalan, 27 septembre 1791, DLC : Jefferson Papers.

17 . Voir Jefferson to Willink, Van Staphorst & Hubbard, 3 juillet 1792 (La description de Jefferson Papers commence par Julian P. Boyd et al., eds. The Papers of Thomas Jefferson . 41 volumes. à ce jour. Princeton, NJ, 1950–. La description se termine , 24 :157).

18 . Lemuel Cravath (c.1746-1815) était un marchand à Boston et, pendant un certain temps, à Baltimore.

19 . Voir Jefferson to Willink, Van Staphorst & Hubbard, 20 mars (La description des Jefferson Papers commence par Julian P. Boyd et al., eds. The Papers of Thomas Jefferson . 41 vols. to date. Princeton, NJ, 1950–. La description se termine , 25 :413-14).

20 . Une copie de la lettre de Humphreys à Jefferson du 8 octobre est déposée avec ce rapport, ainsi que des copies de Humphreys à Jefferson, 26 septembre, et d'Edward Church à Jefferson, 12 octobre. « les lettres précédentes sont des copies conformes de celles qui restent au bureau de ce département ». Pour les textes originaux de ces lettres, voir la description de Jefferson Papers commence par Julian P. Boyd et al., eds. Les papiers de Thomas Jefferson. 41 vol. à ce jour. Princeton, New Jersey, 1950–. la description se termine, 27 : 152-53, 222-23, 230-35.

21 . Voir Humphreys to Jefferson, 6 et 7 oct., et Church to Jefferson, 12 oct., la description de Jefferson Papers commence par Julian P. Boyd et al., eds. Les papiers de Thomas Jefferson. 41 vol. à ce jour. Princeton, New Jersey, 1950–. la description se termine, 27:196-200, 230-35. À propos du paiement du Maria , la neige que Church avait affrété pour 800 livres sterling, voir Jefferson à Alexander Hamilton, 12 décembre, et Hamilton à John Lamb, 16 décembre, la description de Hamilton Papers commence Harold C. Syrett et al., eds. . Les papiers d'Alexander Hamilton. 27 vol. New-York, 1961-1987. la description se termine, 15:456-57, 460.


Comment Trump a inversé des décennies de politique américaine en matière d'otages

Au cours du dernier demi-siècle, la politique officielle du gouvernement américain pour répondre aux enlèvements d'Américains à l'étranger à des fins politiques a été de refuser de négocier. La politique remonte à 1973, lorsque huit membres du groupe terroriste palestinien Septembre noir ont envahi l'ambassade saoudienne à Khartoum, au Soudan, et ont pris en otage plusieurs diplomates étrangers, dont deux Américains. Interrogé par les journalistes sur sa réponse, le président Richard Nixon a déclaré que « nous ne paierons pas de chantage ». En quelques heures, les deux diplomates américains, ainsi qu'un collègue belge, ont été dressés contre un mur de sous-sol et abattus.

Le président Ronald Reagan a également proclamé qu'il ne « ferait jamais de concessions aux terroristes », mais l'a fait en secret, notamment lorsqu'il a conclu un accord pour vendre des armes à l'Iran en échange d'une aide pour libérer les otages américains détenus par le Hezbollah au Liban. La politique de « non-concessions », comme on l'a connue, a finalement été codifiée dans une directive classifiée au début de l'administration de George W. Bush. La justification sous-jacente était que le paiement d'une rançon encouragerait davantage de prises d'otages tout en fournissant une source de financement aux groupes terroristes.

La politique de non-concessions s'est durcie alors qu'Al-Qaïda a utilisé l'enlèvement d'Américains et d'Européens comme moyen d'obtenir de la publicité et des fonds. Alors que les gouvernements européens, tels que la France, l'Espagne et l'Italie, payaient discrètement des rançons de plusieurs millions de dollars pour libérer leurs citoyens, le Patriot Act américain, adopté en 2001, interdisait spécifiquement la fourniture d'un soutien matériel à des groupes terroristes désignés, y compris le paiement de rançons par parties privées, comme les entreprises et les familles. Au cours des quinze années suivantes, les États-Unis et le Royaume-Uni sont devenus les principaux adhérents au cadre de non-concessions.

À partir de 2012, comme Daesh a commencé à acquérir du territoire en Syrie, ses membres ont kidnappé des dizaines d'Occidentaux, parmi lesquels des travailleurs humanitaires et des journalistes. Daesh a exploité la disparité entre l'approche européenne consistant à payer discrètement des rançons et la politique américaine et britannique consistant à refuser de le faire. Alors que les Européens payaient des millions de rançons pour ramener leurs otages chez eux, des otages britanniques et américains, parmi lesquels les journalistes James Foley et Steven Sotloff, ont été assassinés. Les familles des otages américains étaient en colère contre l'administration Obama, qui, selon elles, les avait abandonnées au moment où ils en avaient le plus besoin. Leurs plaintes ont contraint le président Barack Obama à ordonner une révision de la politique américaine en matière d'otages, qui a été achevée à l'été 2015.

La nouvelle politique relative aux otages a maintenu en place le cadre de non-concessions, mais a créé un système interinstitutions plus solide pour soutenir les familles et coordonner la réponse du gouvernement. Il offrait une certaine latitude supplémentaire, indiquant clairement que le gouvernement américain pouvait « communiquer » avec les preneurs d'otages même s'il ne pouvait pas négocier. Afin de calmer les craintes parmi les familles, Obama leur a assuré qu'aucun Américain n'avait été ou ne serait poursuivi pour avoir payé une rançon à un groupe terroriste malgré le fait que de tels paiements étaient techniquement illégaux.

Le président Trump a adopté une approche très différente de la question. Il a maintenu en place l'effort accru créé par Obama pour soutenir les familles, mais a repoussé à plusieurs reprises les limites de la politique de non-concessions soutenue par les présidents républicain et démocrate depuis Nixon. Le style de Trump pour résoudre les affaires est plus personnel et plus flexible. Obama se concentrait sur les défis stratégiques liés à la prise d'otages et avait tendance à éviter l'intérêt ou l'implication personnels. Si un président américain montrait un intérêt personnel à ramener un otage chez lui, selon la théorie, cela augmenterait la valeur des otages américains et augmenterait le nombre d'enlèvements. Trump, en revanche, a fait tout son possible pour souligner son engagement personnel dans les efforts de récupération des otages, en accueillant les otages chez eux à la télévision nationale ou en les invitant à des séances de photos du bureau ovale. Trump cherche à montrer ses compétences en tant que négociateur et à obtenir l'avantage politique de ramener les Américains chez eux.

Peter Bergen, vice-président du groupe de réflexion New America basé à Washington, DC, qui a beaucoup écrit sur le terrorisme, a qualifié les efforts d'otages de Trump de « domaine de succès important en matière de politique étrangère » et a souligné le rôle de Robert O'Brien, qui a été envoyé spécial du président pour les affaires d'otages avant d'être nommé conseiller à la sécurité nationale, en septembre dernier. L'année dernière, Trump, citant une déclaration d'O'Brien, a déclaré que son administration avait ramené chez eux trente-huit Américains détenus à l'étranger, allant du sauvetage de Caitlan Coleman et de sa famille en 2017, détenus pendant cinq ans par les talibans au Pakistan, à la libération en 2018 du pasteur américain Andrew Brunson, injustement emprisonné par la Turquie pour avoir collaboré à un coup d'État. "Le président a eu un succès sans précédent en ramenant les Américains chez eux sans payer de concessions, sans échange de prisonniers", a déclaré O'Brien, "mais par la force de la volonté et la bonne volonté qu'il a générées dans le monde entier".

Certains défenseurs des otages affirment que l'administration gonfle le nombre de prisonniers ramenés à la maison et paie des rançons de facto dans les cas. Trump, par exemple, s'attribue le mérite de la libération d'Américains que les administrations précédentes n'auraient pas considérés comme des otages, dont trois U.C.L.A. des basketteurs arrêtés par la Chine pour vol à l'étalage et le rappeur A$AP Rocky, arrêté en Suède après avoir eu une altercation dans la rue. L'Administration procède également de plus en plus à des échanges de prisonniers avec des insurgés et des groupes terroristes.

En novembre 2019, deux otages détenus par les talibans pendant plus de trois ans en Afghanistan, l'Américain Kevin King et l'Australien Timothy Weeks, ont été libérés dans le cadre d'un accord prévoyant la libération de trois hauts dirigeants talibans détenus dans des prisons afghanes. Les responsables de l'administration ont déclaré que la libération des otages faisait partie d'un effort plus large des diplomates américains pour conclure un accord de paix avec les talibans. (Dans un revers apparent, un entrepreneur américain, Mark R. Frerichs, a été enlevé par les talibans en Afghanistan le mois dernier, selon Semaine d'actualités.)

En Iran, l'administration Trump affirme avoir négocié la libération de l'étudiant diplômé de Princeton Xiyue Wang en échange d'un scientifique iranien, Masoud Soleimani, qui a été emprisonné aux États-Unis pour violation des sanctions. Ces accords semblent défier la politique de non-concessions, d'autant plus que l'administration Trump a désigné les Gardiens de la révolution iraniens, qui contrôlent souvent les prisonniers américains en Iran, en tant qu'organisation terroriste étrangère. Six Américains, dont la plupart ont la double nationalité iranienne, sont toujours emprisonnés en Iran.

Diane Foley, la mère de James Foley et présidente et fondatrice de la James W. Foley Legacy Foundation, qui milite pour la libération de tous les Américains retenus en otage à l'étranger (et au conseil d'administration desquels siège Bergen), a reconnu les efforts de Trump. Mais elle a qualifié le bilan du président de « inégal », citant la réticence de l'administration à affronter des alliés des États-Unis comme l'Arabie saoudite et l'Égypte, où un citoyen américain, Mustafa Kassem, est récemment décédé après plus de six ans de détention.

Trump a mérité les éloges d'autres familles d'otages. Il a personnellement appelé Carl et Marsha Mueller, les parents de la travailleuse humanitaire Kayla Mueller, qui a été kidnappée et assassinée par Daesh en Syrie, pour les informer de l'opération militaire qui avait tué le Daesh chef Abu Bakr al-Baghdadi, qui avait été nommé en l'honneur de leur fille. À l'invitation du président, les Mueller ont assisté mardi au discours sur l'état de l'Union et, dans l'un des rares moments d'unité bipartite, ont reçu une ovation de l'ensemble du Congrès. La famille du journaliste Austin Tice, porté disparu en Syrie depuis plus de sept ans, a également publiquement félicité Trump pour ses efforts pour ramener Tice chez lui. Lors d'une conférence de presse le 27 janvier, la mère d'Austin, Debra Tice, a allégué qu'un haut responsable américain anonyme défiait le désir du président Trump d'obtenir la libération de son fils en refusant de rencontrer des responsables syriens.

La question est de savoir si l'approche de Trump augmentera le nombre d'Américains capturés à long terme et aura d'autres coûts stratégiques. Les séances de photos du bureau ovale sont une bonne politique, mais signalent également aux insurgés et aux gouvernements hostiles que les captifs américains sont de précieuses monnaies d'échange avec Trump. Aya Hijazi, une militante égypto-américaine des droits des enfants emprisonnée pendant près de trois ans en Égypte, a été libérée après que Trump eut personnellement soulevé son cas auprès du président égyptien Abdel Fattah al-Sisi lors d'une réunion à la Maison Blanche. La répression brutale de l'Égypte contre son opposition interne était manifestement absente de l'agenda du président. "En tant qu'individu, je suis reconnaissant d'être libre", a déclaré Hijazi plus tard. « Mais la politique étrangère au sens large est compromise. Cela envoie un message vraiment sombre au Moyen-Orient. »


Les références

[1] David Binder, « États-Unis Concedes It Is Behind Anti-Khomeini Broadcasts », New York Times, 29 juin 1980,

TRAITÉS ET ACCORDS AMÉRICAINS

La Convention de Vienne sur le droit des traités définit un traité « comme un accord international conclu entre États sous forme écrite et régi par le droit international, qu'il soit incorporé dans un instrument unique ou dans deux ou plusieurs instruments connexes et quelle que soit sa désignation particulière ».

En vertu de la législation américaine, cependant, il existe une distinction fait entre les termes traité et accord exécutif. « En règle générale, un traité est un accord international contraignant et un accord exécutif ne s'applique qu'en droit interne. En vertu du droit international, cependant, les deux types d'accords sont considérés comme contraignants. Peu importe si un accord international est appelé convention, accord, protocole, accord, etc. https://www.law.berkeley.edu/library/dynamic/guide.php?id=65)

[4] Bob Woodward, « Voile : Les guerres secrètes de la CIA, 1981-1987 », New York : Simon & Schuster, 1987, p. 480. (Cité par Stephen R. Shalom, « Les États-Unis et la guerre du Golfe », février 1990).

[5] Leslie H. Gelb, « États-Unis Dit pour aider les exilés iraniens dans les unités de combat et politiques », New York Times, 7 mars 1982, pp. A1, A12.

[6] Commission Tour, p. 398 Farhang, « Connexion Iran-Israël », p. 95. (Cité par Stephen R. Shalom, « Les États-Unis et la guerre du Golfe », février 1990).

[8] Andrew I Killgore. Le rapport de Washington sur les affaires du Moyen-Orient. Washington : décembre 2003. Vol. 22, Éss. 10, p. 17

[12] Connie Bruck, « ​​A reporter at large : Exiles Comment les expatriés iraniens jouent la menace nucléaire ». Le New Yorker, 6 mars 2006


Prélude

Les débuts de cette crise ont précédé de près de trente ans le mandat de Jimmy Carter. Pendant tout ce temps, les États-Unis ont fourni un soutien politique et, plus récemment, une assistance militaire massive au gouvernement du shah d'Iran. L'Iran était important parce qu'il fournissait du pétrole à l'Occident industriel et séparait l'Union soviétique du golfe Persique et des États pétroliers. Les États-Unis avaient un énorme intérêt à le maintenir stable et indépendant. En 1979, cependant, alors que Carter était au pouvoir depuis trois ans, le shah était en difficulté, récoltant la moisson d'années de politiques brutales et impopulaires, y compris l'utilisation de la police secrète qui contrôlait la dissidence avec des arrestations arbitraires et des tortures.2 Il était clair que le chah avait perdu le soutien de son peuple, mais le président espérait qu'une coalition des opposants modérés pourrait se former. La stabilité du pays, cependant, était menacée par un fanatique religieux, l'ayatollah Ruhollah Khomeini, qui n'aimait pas les efforts du shah pour moderniser et occidentaliser une société farouchement religieuse et fondamentaliste. En janvier 1979, le shah s'exile et le régime théocratique de Khomeiny prend le pouvoir. Le gouvernement américain avait peu de compréhension éclairée des implications politiques de ce régime fondamentaliste. Gary Sick, qui faisait partie du personnel de la sécurité nationale, a rappelé une réunion au cours de laquelle le vice-président Walter Mondale a demandé au directeur de la Central Intelligence Agency, Stansfield Turner, "Qu'est-ce que c'est qu'un "Ayatollah" de toute façon." Turner a déclaré qu'il n'était pas sûr de savoir3. Au début, l'administration Carter a fait des efforts pour établir une relation avec le nouveau gouvernement, mais à la fin de 1979, cela semblait futile. Jusqu'à cette crise, peu d'Américains semblaient conscients des profonds ressentiments que de nombreux Iraniens continuaient d'entretenir envers les États-Unis, un pays qu'ils considéraient comme un symbole de l'intrusion occidentale dans leur société4. Une partie du problème provenait du désir du shah. , en octobre 1979, pour venir à New York pour un traitement contre le cancer. De nombreux Iraniens se souvenaient d'une époque en 1953 où le Premier ministre iranien avait défié l'autorité du shah, qui à son tour avait fui le pays.Cependant, avec l'aide d'un coup d'État soutenu par la CIA, le pouvoir du monarque a été restauré.5 Maintenant, Carter a compris que s'il permettait au shah déchu de venir aux États-Unis., le gouvernement de Khomeini interpréterait cette décision comme un autre exemple de l'arrogance de l'Occident. ingérence dans les affaires iraniennes. Bien que Carter ait compris qu'il s'agissait d'une décision politiquement volatile, il a permis au shah de venir, sur la base d'une longue alliance et d'un « principe humanitaire ». Des diplomates américains en Iran ont rencontré le Premier ministre du gouvernement de l'Ayatollah pour tester la réaction à la décision du président. Bien que profondément opposé à cette décision américaine, le Premier ministre a assuré que le gouvernement iranien protégerait la sécurité du personnel diplomatique à Téhéran.

Quelques jours plus tard, le 4 novembre, une foule de 3 000 militants envahit l'ambassade américaine à Téhéran, prenant en otages soixante-six diplomates et militaires. Le Premier ministre iranien plus modéré a démissionné en signe de protestation et Khomeiny avait le contrôle total. Les militants ont exigé le retour du chah en échange des otages. Entre-temps, malgré le fait que l'administration Carter avait pris des dispositions pour que le shah quitte les États-Unis pour Panama, la crise se poursuivait sans relâche. En avril 1980, après des mois de négociations qui n'ont pas abouti à la libération des otages, les États-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec l'Iran. Carter approuva une mission de sauvetage d'otages par une unité paramilitaire d'élite, les commandos américains dirigés par le colonel Charles Beckwith6. Ce fut un échec cuisant. Plusieurs hélicoptères militaires sont tombés en panne dans le désert et huit commandos sont morts lorsque deux avions sont entrés en collision lors de la retraite précipitée. La mission avortée a semblé à de nombreux Américains un symbole de la faiblesse militaire américaine dans l'ère post-Vietnam. La popularité de Carter a plongé à 20 %, encore moins que celle de Nixon lors du scandale du Watergate.7

La crise des otages iraniens a grandement contribué à la perte de la présidence de Jimmy Carter lors des élections de 1980. Les Américains avaient perdu confiance en leur chef. Ce n'était pas difficile. Chaque soir, les journaux télévisés relayaient des images de foules anti-américaines en colère devant l'ambassade de Téhéran, criant « Mort à l'Amérique », « Mort à Carter ». un rappel flagrant de l'échec de Carter à obtenir la libération des otages. Chaque soir, les commentateurs des journaux télévisés publiaient le nombre de jours pendant lesquels les otages avaient été détenus dans une captivité humiliante et terrifiante, leur président étant impuissant à trouver un moyen de les ramener chez eux. "C'est le 325e jour de la crise des otages iraniens", disaient les journalistes, et ainsi de suite. Le jour du scrutin était l'anniversaire de la saisie, une ironie qui n'a pas échappé au peuple américain, qui a voté pour Ronald Reagan par de larges marges.

Maintenant, l'horloge tournait inexorablement vers le dernier moment du mandat de Carter. Il dira plus tard que ces dernières semaines, le retour des otages était presque une obsession pour lui. Dans ses mémoires, Keeping Faith, il explique :

Bien sûr, leur vie, leur sécurité et leur liberté étaient les considérations primordiales, mais il y avait plus que cela. Je voulais que mes décisions soient justifiées. Il était très probable que j'avais été vaincu et que j'allais bientôt quitter mes fonctions de président parce que j'avais gardé ces otages et leur sort au premier plan de l'attention du monde, et m'étais accroché à une politique prudente et prudente afin de protéger leur vie pendant la qui précèdent quatorze mois. Devant Dieu et mes concitoyens, j'ai voulu mettre toutes mes forces et mes capacités au cours de ces derniers jours pour parvenir à leur libération.9

Cela semblait à portée de main. Après des mois de négociations, les États-Unis avaient accepté de débloquer plusieurs milliards de dollars en or iranien et en avoirs bancaires, gelés dans des banques américaines juste après la saisie de l'ambassade. Le gouvernement iranien, maintenant impliqué dans une guerre avec l'Irak voisin, cherchait désespérément de l'argent et semblait donc disposé à libérer les otages.10 Les Iraniens refusant de communiquer directement avec le président, ou tout autre Américain, l'Algérie avait accepté d'agir comme un intermédiaire. Cet arrangement a ralenti le processus de négociation. Comme l'a rappelé Carter, "Les Iraniens, qui parlaient persan, ne parlaient qu'avec les Algériens, qui parlaient français. Toute question ou proposition de ma part devait être traduite deux fois car elle allait de Washington à Alger à Téhéran, puis les réponses et contre-propositions a dû revenir vers moi par le même chemin lent. »11 Une grande partie de l'argent impliqué était détenue dans les succursales à l'étranger de douze banques américaines, donc Carter, son cabinet et son personnel étaient constamment au téléphone à Londres, Istanbul, Bonn, et d'autres capitales mondiales pour régler les détails financiers.


Les pirates barbaresques vers 2021

Détail de Un navire français et des pirates barbaresques par Aert Anthoniszoon, ch. 1615. (Domaine public/via Wikimedia)

Le PDG de Colonial Pipeline, Joseph Blount, a récemment admis que Colonial avait payé une rançon de 4,4 millions de dollars aux pirates informatiques qui avaient poussé l'entreprise à fermer le plus grand transporteur de carburant du pays. Une source d'information a signalé que l'outil de décryptage fourni n'était pas efficace pour restaurer les opérations. Colonial a cependant réussi à récupérer en s'appuyant sur des systèmes de sauvegarde.

À la suite de la cyberattaque coloniale, l'administration Biden a indiqué qu'elle réexaminait "l'approche du gouvernement envers les acteurs des ransomwares et les rançons en général". Sur la théorie selon laquelle le paiement de rançons encourage davantage d'attaques, le FBI a depuis longtemps une politique contre le paiement de rançons.

C'est la bonne politique et ce depuis les premiers jours des États-Unis. L'administration ferait bien de tenir compte de la sagesse des pères fondateurs qui se sont retrouvés dans la crise des ransomwares de leur époque - les attaques des pirates barbaresques.

Plus dans l'histoire américaine

Revisiter La Case de l'oncle Tom

Le projet 1619 vient pour le deuxième amendement

Le combat sans compromis de Thaddeus Stevens pour la liberté

Hanks et Tulsa

Combien de ruines nous reste-t-il ?

Chansons de la mauvaise guerre

Intensifiez-vous pour restaurer un bon civisme américain

De Spiro Agnew à Donald Trump

Qu'y a-t-il de si anti-américain dans une éducation civique américaine partagée ?

Un livre pour notre Fois: Peter Wood’s 1620 Brochettes 1619 Projet

Depuis les croisades jusqu'au début du 19ème siècle, les pirates barbaresques ont dominé l'activité nautique autour de l'Afrique du Nord. Ils ont capturé des navires, volé des cargaisons et réduit en esclavage des équipages. Entre 1530 et 1780, environ 1 million d'Européens ont été réduits en esclavage en Afrique du Nord. Dans son best-seller Pouvoir, foi et fantaisie : l'Amérique au Moyen-Orient, de 1776 à nos jours, historien de renom et ancien ambassadeur d'Israël aux États-Unis, Michael Oren, a écrit que du XIIe siècle jusqu'au début du XIXe siècle, la piraterie barbaresque était le « cauchemar » de l'Europe.

La piraterie au cours des premiers siècles était principalement motivée par la religion — Al-jihad fi'l-bahr, ou la guerre sainte en mer. Cependant, lorsque les Marocains ont obtenu leur indépendance de l'Empire ottoman à la fin du XVIIIe siècle, la piraterie est devenue un outil de politique étrangère et commerciale. Dans de nombreux cas, les pirates ont reçu des commissions privées par les pachas au pouvoir.

Plutôt que d'entrer en guerre, la plupart des pays d'Europe ont apaisé les États barbaresques en leur rendant un « hommage » – l'équivalent colonial du « ransomware ». Selon Oren, il s'agissait d'un "calcul froid selon lequel le tribut était moins cher que le coût de la défense constante des routes commerciales vitales de la Méditerranée".

Aux premiers jours du commerce colonial, les marchands du Nouveau Monde trouvèrent la prospérité dans les centres commerciaux en pleine croissance de la Méditerranée. Pendant la majeure partie du XVIIIe siècle, les attaques de pirates contre les navires américains étaient relativement rares, car ces navires bénéficiaient de la protection de la puissante marine britannique. Au milieu des années 1770, 20 % des exportations coloniales étaient destinées aux ports méditerranéens.

Après 1776, la Grande-Bretagne a supprimé la protection des navires américains. Sans véritable marine pour se défendre, les navires américains étaient impuissants en haute mer. Les pirates barbaresques pouvaient attaquer les navires américains sans crainte de représailles.

Après la guerre, la nouvelle nation a tenté de se protéger par la diplomatie. Il a tenté de négocier une protection sous l'égide de la France, mais la France a refusé.

Entre octobre et décembre 1784, avec la capture humiliante de trois navires (notamment le Betsy par les pirates marocains), la navigation américaine vers la Méditerranée s'est presque complètement arrêtée. La survie économique de l'Amérique était gravement menacée.

En réponse, le Congrès a demandé aux ambassadeurs américains Thomas Jefferson et Benjamin Franklin de négocier un accord de paix avec le Maroc, qui avait été le premier pays à reconnaître l'indépendance américaine. En échange d'un « cadeau » de 20 000 $, Jefferson et Franklin ont obtenu la libération du Betsy et un traité de paix avec le Maroc.

Jefferson était sceptique quant à la validité d'un traité avec l'un des États barbaresques à moins que l'Amérique n'ait le pouvoir de l'appliquer. Jefferson avait raison. Presque immédiatement après la BetsyÀ sa sortie, fin 1786, il fut de nouveau capturé, cette fois, par des pirates tunisiens.

Jefferson, qui, dans les premières années qui ont suivi l'indépendance, s'est opposé à la création d'une marine, est maintenant convaincu que le seul moyen de mettre fin à la terreur des pirates barbaresques était de les vaincre. Alors que John Adams s'opposait toujours à l'idée, George Washington partageait le point de vue de Jefferson. Washington a décrit le paiement de la prime de la plupart des pays aux pirates comme « la plus grande honte pour eux ».

Au cours du débat à la convention constitutionnelle de Philadelphie, James Madison a déclaré : « La faiblesse invitera les insultes. . . . La meilleure façon d'éviter le danger est d'être capable d'y résister. Après l'adoption de la nouvelle Constitution en 1787, le défi de la Barbarie, et la nécessité de le relever avec force, ont joué un grand rôle dans la ratification. Dans plusieurs essais en Les papiers fédéralistes, Hamilton a soutenu qu'une nation commerciale avait besoin d'une marine, et que sans marine, l'Amérique serait finalement « obligée de se racheter des terreurs d'une conflagration, en cédant aux exactions d'envahisseurs audacieux et soudains » (Fédéraliste N° 41).

Après la ratification de la Constitution le 4 mars 1789, la nation, encore endettée par la guerre d'Indépendance, reste ambivalente quant à la création d'une marine. Cependant, les nouvelles d'une série d'attaques algériennes commençant en 1793 ont changé les choses.

En septembre 1793, des pirates algériens attaquent le Polly, un navire américain, a volé la cargaison, dépouillé les équipages de leurs vêtements et les a réduits en esclavage. Au cours des mois suivants, les Algériens ont capturé onze autres navires. La nouvelle de ces captures et le traitement souvent inhumain des Américains ont incité le Congrès à agir. Le 2 janvier 1794, une Chambre des représentants divisée, par un vote de 46 contre 44, décida qu'« une force navale adéquate à la protection du commerce des États-Unis, contre les corsaires algériens, devait être fournie ». Peu de temps après, le Congrès a adopté la Loi pour fournir un armement naval qui a financé la construction de six frégates. Le président Washington a signé le projet de loi en mars, la marine américaine est née.


"Une libération rapide à nos frères captifs souffrants à Alger" : captifs, débat et opinion publique au début de la République américaine.

Avant 1789, le gouvernement national limité qui existait en vertu des articles de la Confédération avait peu de pouvoir pour diriger les affaires nationales. Dépendant des contributions des États et des prêts de gouvernements étrangers, le Congrès continental était incapable d'assurer une protection de base au peuple des États-Unis. Pourtant, avec la création d'un gouvernement national plus puissant en vertu de la Constitution, l'influence sur la politique fédérale pourrait conduire à des résultats tangibles. La croissance continue d'une sphère publique typiquement américaine ainsi que le développement d'un gouvernement capable de répondre aux besoins de ses citoyens ont créé une infrastructure dans laquelle les préoccupations locales pourraient avoir un impact national. (2)

Outre le développement de ce nouveau gouvernement, la croissance rapide de la presse américaine a contribué à façonner la manière dont l'opinion publique à l'échelle nationale pouvait se former et s'exprimer. Après la guerre française et indienne, le nombre de journaux publiés en Amérique est passé à quarante hebdomadaires. A la Révolution, leur nombre tomba à trente-cinq. En 1790, à la suite du débat entourant la ratification de la Constitution, ce nombre est passé à quatre-vingt-onze journaux régulièrement publiés, dont huit paraissant quotidiennement. En 1800, le nombre avait encore augmenté pour atteindre 234 journaux régulièrement publiés, dont vingt-quatre par jour. La croissance de la presse a servi d'élément critique dans le domaine chaotique de la sphère publique qui a facilité le développement de l'opinion publique. (3)

Depuis Alger, les marins américains vendus comme esclaves profitent pleinement de l'espace public naissant pour appeler leurs concitoyens à leur secours. Dans les lettres officielles et personnelles qui ont fini par se retrouver dans les journaux, les marins captifs ont appelé leurs concitoyens à trouver les « voies et moyens » de leur « [r]restauration de l'esclavage ». (4) Stimulés par les lettres des captifs et les récits de leurs souffrances republiés dans la presse américaine, de nombreux membres du public ont été entraînés dans des efforts pour travailler à la libération des marins américains. Les premières tentatives des marins pour sensibiliser le public à leur sort ont finalement abouti à l'organisation de collections privées prises en charge en leur nom.

Ces efforts se sont appuyés sur un intérêt croissant du public pour les affaires nationales, qui avait émergé à la suite du débat entourant la ratification de la Constitution. Cette culture du débat ouvert est restée un aspect important de la culture politique de la première République américaine. Malgré la croyance parmi les membres de l'administration de George Washington et ses partisans fédéralistes que le public ne devrait pas jouer un rôle dans la politique en dehors des élections, le peuple américain a continué activement à débattre des questions nationales. En août 1792, le ministre plénipotentiaire français Jean Baptiste de Ternant (1751-1816) nota que « les journaux sont quotidiennement remplis d'articles défendant ou attaquant amèrement le nouveau gouvernement fédéral, ainsi que les actions de ses principaux agents, et chaque parti cherche ainsi à remporter les prochaines élections. (5) L'ami d'origine italienne de Thomas Jefferson, Philip Mazzei (1730-1816), remarqua que le peuple américain « cherche à s'informer sur les affaires publiques parce qu'il y trouve intérêt. Les progrès réalisés par le peuple américain, depuis le commencement de la Révolution jusqu'à maintenant, en matière de raisonnement sur ce genre d'affaires est vraiment étonnant. (6)

Les membres républicains du Congrès ont reconnu la puissance du mouvement populaire de soutien aux Américains à Alger et l'ont rapidement adopté. Ces efforts pour mettre fin à la crise d'Alger, bien que contraires au modèle fédéraliste de gouvernement américain, représentaient le cœur de la philosophie républicaine. Selon Madison, une république, « afin d'atteindre ses objectifs, doit opérer dans une sphère étendue ». (7) Opérant dans cette « sphère étendue », le peuple de la république est mieux à même de développer une vision commune, et cette « opinion publique » doit « fixer des limites à chaque gouvernement, et est le véritable souverain dans chaque libre. " (8) Un effort généralisé pour racheter les captifs américains à Alger n'était peut-être pas exactement ce que Madison avait envisagé, étendant les limites de sa vaste sphère aux côtes de l'Afrique du Nord, mais cette crise a finalement envahi une grande partie du débat public.

Alors que les efforts en faveur des marins captifs gagnaient du terrain dans le public, la majorité fédéraliste au Congrès a cherché à garder le contrôle de la crise algérienne. Alors même que les appels publics à l'action du Congrès augmentaient, de nombreux membres fédéralistes du Congrès s'efforçaient de limiter l'accès du public à l'information. Les galeries du Congrès étaient fermées au public dans toutes les séances qui abordaient les « affaires algériennes ». (9) Les efforts de secret se sont heurtés à l'opposition de nombreux membres républicains du Congrès, qui ont forcé à plusieurs reprises un vote sur la question des galeries fermées. En plus de ces efforts procéduraux, les républicains ont inclus des nouvelles d'Alger dans les lettres circulaires qu'ils ont envoyées à leurs électeurs. Les débats du Congrès et les lettres circulaires étaient emblématiques des différences entre les visions républicaine et fédéraliste de l'importance de l'accès du public à l'information. Alors que les fédéralistes étaient réticents à donner au public des informations sur la question des affaires étrangères, estimant que ces questions étaient du ressort du gouvernement plutôt que du grand public, les républicains ont pris la direction opposée. L'engagement à l'ouverture de la part de nombreux républicains a été souligné dans le corps de leurs lettres ouvertes aux électeurs qui relataient couramment les nouvelles des affaires étrangères dans les années précédant la guerre de 1812. (10)

La crise d'Alger a été un moment critique dans le développement de la politique américaine et de la sphère publique américaine. Depuis les rives lointaines d'Alger, les citoyens américains réduits en esclavage par une puissance étrangère ont pu utiliser la sphère publique en développement pour attirer l'attention nationale sur leur sort. La cause des marins captifs est devenue la cause d'un large échantillon du peuple américain et, finalement, la cause du gouvernement fédéral. Ceux qui appellent à la libération des marins à Alger trouvent des alliés de bonne volonté dans la minorité républicaine, qui s'approprie rapidement la cause de plus en plus populaire. En revanche, les fédéralistes ont reconnu la nécessité d'agir, mais ont pensé qu'il valait mieux que les citoyens restent à l'écart de la discussion. Au cours de cette crise, cependant, les fédéralistes se sont rendu compte que s'ils voulaient atteindre leurs objectifs, ils devraient engager le public plus directement. Les leçons de la crise algérienne ont contribué à jeter les bases de la stratégie que les fédéralistes ont appliquée pour obtenir l'adoption du traité Jay quelques mois plus tard. En fin de compte, la crise d'Alger a démontré le pouvoir de persuasion de l'opinion publique américaine dans les délibérations formelles du gouvernement américain.

Lorsque les corsaires nord-africains ont pris les navires américains Maria et Dauphin en 1785, la nouvelle de la saisie a envoyé des ondes de choc à travers le pays nouvellement indépendant. (11) Les rapports selon lesquels ces marins américains avaient été vendus en esclavage n'ont fait qu'aggraver les inquiétudes américaines. La crise d'Alger a jeté de nouveaux doutes parmi le peuple américain sur la capacité du Congrès continental à gouverner efficacement leur nouvel État et à protéger leurs libertés durement acquises. De même, il est apparu à beaucoup que le gouvernement central faible en vertu des articles de la Confédération était incapable de protéger les citoyens américains à l'étranger. Avec l'assemblée de la Convention constitutionnelle en 1787, on espérait que les Américains pourraient bientôt se retrouver avec un gouvernement mieux à même d'assurer la liberté du peuple américain contre les menaces à la fois étrangères et intérieures.

Dans une lettre adressée à George Washington en septembre 1788, le capitaine du Dauphin, Richard O'Brien, appelle le futur président à « présenter au Congrès des États-Unis [leur] situation d'esclavage vraiment lamentable ». O'Brien a informé Washington que lui et son équipage avaient subi une "scène ininterrompue de chagrin et de misère. entourés de parasites et de maladies contagieuses" au cours des trois dernières années et a maintenant demandé que le gouvernement nouvellement réformé des États-Unis fasse tous les efforts possibles. pour obtenir leur libération. O'Brien a commenté que lui et les marins captifs à Alger ont reconnu que le gouvernement, en vertu des articles de la Confédération, n'avait pas les fonds nécessaires pour prendre les dispositions nécessaires à leur libération, « [mais] maintenant... qu'il a plu à Dieu que la nouvelle Constitution d'un futur gouvernement est formé et ratifié par les États-Unis [les] humbles pétitionnaires espéraient que [leur] situation serait prise en considération afin que les voies et moyens soient adoptés pour [leur] Sortie de l'esclavage." (12)

Une lettre du propriétaire du Dauphin, Mathew Irwin, suivait la lettre d'O'Brien. Irwin a écrit à Washington pour lui demander d'appeler le peuple américain à faire une collecte au nom des prisonniers pour aider à payer leur libération. En réponse à la proposition d'Irwin, Washington a écrit que si le ministre américain à la cour de France, Thomas Jefferson, "a en vue, entre autres, le rachat de ces malheureux. Je ne suis pas convaincu que ce serait approprié, comme vous le suggérez , pour moi de commencer ou d'avancer une souscription parmi les marchands et autres dans les villes maritimes de ce pays, pour lever un fonds pour délivrer ces malheureux de leur état de servitude." Washington pensait qu'il était préférable de laisser cette question diplomatique complexe aux responsables gouvernementaux, plutôt que de permettre l'intervention du public américain. (13)

Le secrétaire d'État Thomas Jefferson partageait le désir de Washington de limiter le débat public et la participation au rachat des captifs dans les premiers jours de la crise. Jefferson avait initialement appelé à une solution militaire à la crise, mais lorsqu'il a reconnu que cela n'était pas immédiatement réalisable, il a suggéré qu'une indifférence feinte et des efforts diplomatiques secrets pourraient être la meilleure ligne de conduite. Les négociations, cependant, n'ont avancé que de manière hésitante après la mort des deux premiers ministres nommés et dans l'ombre d'une menace espagnole émergente dans l'Ouest américain. (14)

La menace posée par les corsaires nord-africains revient sur le devant de la scène en 1793 avec la capture de neuf navires américains supplémentaires. En mars 1794, la nouvelle de cette saisie s'était répandue dans tout le pays, des journaux publiant des listes des navires et de leurs équipages. Rejoindre le Dauphin et le Maria étaient le Polly, le Président, le Minerva de New York, le Jay, le George, le Olive Branch, le Hope, le Jane et le Minerva de Virginie. En plus d'énumérer les navires captifs, les journaux ont averti, "il y a des croiseurs en mer, et plus d'équipements à la recherche d'Américains". (15) Après huit ans de négociations, dont quatre sous le nouveau gouvernement américain, les efforts pour faire la paix avec Alger non seulement n'avaient pas réussi à racheter les marins américains de la captivité, mais avaient également permis la capture de neuf autres navires. Une fois de plus, des captifs américains se sont retrouvés vendus en esclavage et dispersés dans Alger. (16)

Dès la captivité, Richard O'Brien a joué sur cette attention renouvelée en s'adressant directement au peuple américain dans une lettre publiée dans les journaux et magazines à travers les États-Unis. O'Brien a noté qu'il avait "à plusieurs reprises au cours de ces cinq dernières années prévenu les États-Unis du danger imminent" de ne pas se réconcilier avec Alger. (17) "Les Américains en général", a-t-il noté, "ne font pas confiance aux affirmations d'une pauvre victime captive mais découvrent maintenant qu'elles contiennent la vérité". Or, selon O'Brien, le Dey (18 ans) ne recevrait même pas l'ambassadeur américain, « soit pour faire la paix, soit pour racheter les esclaves américains qu'il sollicitait depuis trois ans les Américains à venir faire la paix avec sa régence. et ils avaient traité ses propositions avec négligence et indifférence." Par conséquent, le Dey avait « capturé dix voiles d'Américains, et aimerait en prendre beaucoup plus ». La frustration d'O'Brien était claire dans le ton de sa lettre, et la capture des navires américains supplémentaires a persuadé de nombreux Américains que son sentiment était justifié. Alors que la création d'un nouveau gouvernement en 1789 avait initialement convaincu de nombreux Américains que le sort des captifs d'Alger pouvait être laissé au gouvernement de négocier, en 1794, de nombreux Américains en vinrent à remettre en question la capacité de leur gouvernement à résoudre le problème. crise à elle seule.

Le président et le Congrès ont rapidement trouvé des citoyens prêts à se déplacer pour soutenir les captifs américains avec ou sans l'aide de leur gouvernement. Une vague de lettres et de pétitions appelant à une action gouvernementale plus vigoureuse a commencé à inonder la capitale nationale. Plus d'une centaine de capitaines et propriétaires de navires ont appelé le Congrès à décréter un embargo "jusqu'à ce que nous puissions poursuivre nos activités en toute sécurité". (19) Les épouses des marins elles-mêmes ont appelé le Congrès à agir, "priant pour que des mesures soient prises pour obtenir la rançon ou le soulagement de l'esclavage de leurs maris et d'autres citoyens des États-Unis qui sont maintenant en captivité à Alger". (20) Trois semaines plus tard, les « citoyens des villes de Norfolk et de Portsmouth . dans l'État de Virginie » ont appelé le Congrès à « adopter les mesures qui, dans leur sagesse, peuvent être jugées les plus opportunes et efficaces pour obtenir réparation pour les vexations et spoliations commises sur le commerce des États-Unis par les citoyens et sujets d'autres pays étrangers. (21) Lors d'une réunion à Augusta, en Géorgie, des citoyens concernés ont demandé la création d'un comité chargé de coordonner un programme financier pour le soulagement des Américains à Alger. Cette résolution a été transmise au Congrès et publiée dans les journaux de tout le pays. À Savannah, des foules de personnes ont afflué vers le palais de justice et ont appelé les membres de la Chambre et du Sénat à adopter « les mesures que le Congrès juge appropriées. " (22) De la frontière américaine est venu "un mémorial des représentants du peuple aux États-Unis, au sud de la rivière Ohio", qui "a été présenté à la Chambre et lu, priant pour que de telles mesures puissent être adoptées comme jugées les plus opportunes et efficace... pour la libération de l'esclavage de ceux des citoyens des États-Unis, qui sont maintenant en captivité à Alger." (23)

De la Nouvelle-Angleterre, un citoyen concerné, qui s'est identifié comme "Bienveillance", a écrit au secrétaire d'État Edmund Randolph appelant à une collecte générale au nom des Américains captifs. Faisant écho à la lettre écrite par Mathew Irwin une demi-décennie plus tôt, Benevolence, notant qu'il écrivait "sur le principe de la compassion", a appelé le président Washington à publier une proclamation exhortant le peuple américain à faire une collecte au nom des marins américains. en captivité. Une telle proclamation, selon Benevolence, "toucherait les sentiments de l'humanité" et s'appuierait sur un désir croissant d'alléger "les souffrances de nos concitoyens parmi les Algériens". La bienveillance avait vu la preuve de ce désir croissant d'aider les marins dans ses voyages en Nouvelle-Angleterre. Les agriculteurs de toute la région étaient prêts à contribuer à la cause, aucun ne promettant moins d'un dollar, et Benevolence lui-même a promis dix guinées. (24)

Les origines diverses de ces lettres et pétitions révèlent l'emprise de la crise d'Alger sur les jeunes États-Unis. L'inquiétude pour les Américains captifs s'est étendue des villes côtières à l'intérieur des États-Unis, et même aux territoires « au sud de la rivière Ohio ». A New York, le Daily Advertiser proclame que "ce n'est pas seulement le marchand et le marin qui s'intéressent à la guerre avec le pirate d'Alger", les effets de la crise se sont étendus à toutes les couches de la société américaine. Le peuple américain a continué à suivre les événements nationaux et internationaux et à faire entendre sa voix lorsqu'il croyait que ses intérêts et ses idéaux étaient en jeu. Des questions allant de la liberté personnelle aux intérêts économiques et à la fierté nationale ont fait de la crise d'Alger une question d'intérêt pour toutes les régions des États-Unis. (25)

Les efforts en faveur des marins captifs ne se sont pas terminés par des pétitions au Congrès et des lettres au président. A Philadelphie, la capitale nationale, de nombreux groupes ont émergé pour faire face à la situation. Un comité a adopté à l'unanimité une proposition de saisir les navires des nations qui avaient capturé des navires américains et a exigé le remboursement de toutes les pertes subies en raison de saisies illégales. Un autre comité a demandé au gouvernement fédéral de prendre « les mesures les plus rapides et les plus efficaces (qui semblent avoir été trop longtemps différées) pour obtenir des réparations pour le passé afin d'assurer la sécurité pour l'avenir, de favoriser et de protéger les intérêts commerciaux et de rendre respectable et respecté parmi les nations du monde, la justice, la dignité et le pouvoir de la République américaine." (26) Un comité fut également créé pour « surveiller la collecte, la gestion et la distribution du fonds destiné à soulager et racheter ces malheureux citoyens appartenant au port de Philadelphie, captifs d'Alger ». (27) Ce comité est allé jusqu'à nommer des superviseurs locaux pour superviser et encourager les dons dans les différents quartiers de la ville. L'organisation de ces groupes a suggéré le niveau d'engagement que de nombreux Américains avaient à aider les marins américains captifs.

En avril 1794, les éditeurs du Columbian Centinel notent qu'ils ont « la satisfaction d'informer nos lecteurs que MM. Dominick, Terry et Cie ont avancé la somme de trois mille dollars pour l'entretien des malheureux captifs d'Alger, quelle somme ils ont donné sans aucune garantie ni indemnisation - un acte si généreux, il faut l'espérer, ne restera pas longtemps sans récompense." (28) Dans le Rhode Island, les membres concernés de la communauté ont mis en vente "au plus offrant . 2000 acres de TERRAIN". (29) Ceux qui l'avaient offert à la vente ont promis de ne garder qu'« un demi-dollar par acre, et tout ce qu'il rapportera en plus, sera appliqué au soulagement des Américains en captivité à Alger ». Si le terrain se vendait à un prix de marché raisonnable, l'article commentait : « [i]l offrira un allégement de dix mille dollars. A Philadelphie, un auteur qui souhaitait garder l'anonymat a publié un sermon écrit en allemand : lisez-le avec attention--La seconde est que le montant total de la vente de ce sermon est destiné par lui au profit du pauvre captif américain à Alger, c'est pourquoi il s'attend à ce que ce sermon soit acheté par chaque Américain charitable qui peut lire et comprendre l'allemand." (30) L'argent devait être remis aux "directeurs de la 'Société de secours aux captifs américains à Alger'". Alors que des citoyens de tous les États-Unis exhortaient leur gouvernement à agir, d'autres Américains ne voulaient pas attendre. À Boston, Providence et Philadelphie, des groupes ont travaillé pour aider les efforts visant à racheter les marins américains.

Les efforts de ces groupes se sont avérés partiellement couronnés de succès lorsque, à la fin de 1794, trois prisonniers américains ont été rachetés. George Smith du Maria, William Patterson du Dauphin, tous deux capturés en 1785, et John Burnham du Hope (capturé en 1793) ont tous été renvoyés sains et saufs aux États-Unis grâce à ces collectes non gouvernementales. Alors que le gouvernement continuait à débattre de la meilleure ligne de conduite à suivre, les efforts et la charité de ces groupes organisés en privé ont permis de renvoyer trois Américains captifs aux États-Unis. Il faudra encore trois ans avant que les marins captifs restants ne soient libérés.

En plus des collections non gouvernementales, il y avait une composante culturelle à ces efforts de rédemption. Dans tout le pays, des poèmes éliminant les marins américains en captivité ont commencé à apparaître dans les magazines et les journaux. Sur scène, les productions théâtrales ont abordé le thème de la captivité en reprenant des pièces plus anciennes qui traitaient de la captivité nord-africaine et en créant de nouvelles œuvres créées en réponse à la crise d'Alger. La plus remarquable de ces pièces était les Esclaves à Alger de Susanna Rowson. (31) Apparaissant simultanément sur scène et sous forme imprimée, l'œuvre de Rowson mettait en lumière la vertu américaine face à la terreur barbareque. La pièce dépeint le sort de plusieurs captifs américains, dont deux femmes détenues à Alger. Rowson a utilisé le sort de ces Américains pour démontrer comment les États-Unis pouvaient maintenir leur identité même face à l'esclavage en s'accrochant aux valeurs américaines. Dans le cas des deux captives représentées dans la pièce, une partie de cette résistance s'est produite lorsque les femmes ont maintenu leur vertu face aux avances sexuelles de leurs ravisseurs, donnant ainsi l'exemple aux femmes musulmanes qui les entouraient. Cet exemple de pureté américaine est si puissant que les femmes musulmanes de la pièce ont accepté avec empressement ce nouveau modèle de comportement. L'une des femmes musulmanes commente que « c'est [Rebecca] qui m'a appris que la femme n'a jamais été formée pour être l'esclave abjecte de l'homme. un Americain." (32) Alors que les Américains s'inquiétaient du sort de leurs concitoyens à Alger et du sort de leur nation dans son ensemble, Rowson a offert un message rassurant, même dans un état d'esclavage aux mains d'un dirigeant tyrannique : les Américains pourraient conserver leur identité en s'accrochant à leur vertu.

Le succès de la pièce de Rowson avec plusieurs autres a conduit à une fusion dans l'effort de secours. En plus de présenter des pièces traitant de la crise de la captivité, les compagnies théâtrales de tout le pays ont joué un rôle plus direct dans les efforts de secours, reversant une partie de leurs bénéfices à des fonds créés pour aider les captifs américains. À Philadelphie, le New Theatre « proposait généreusement et humainement de s'approprier les bénéfices provenant de [leurs] divertissements, pour atténuer les souffrances de [leurs] frères en détresse à Alger ». La Gazette des États-Unis a salué ces efforts comme « une offre si noble et philanthropique » qu'elle « mérite à juste titre les remerciements et l'approbation des citoyens de Philadelphie ». (33) Des nouvelles de ces efforts ont été publiées dans tout le pays, notant qu'en une nuit, le théâtre a réussi à engranger "1230 dollars - le bénéfice clair probablement d'environ 900." (34) En Caroline du Sud, "la somme de deux cent cinquante six livres deux shillings et six pence sterling, était le montant de la soirée-bénéfice au théâtre de Charleston". (35) L'Américain Minerva a fait l'éloge des efforts déployés par le directeur du Federal Street Theatre de Boston : du Ciel et les prières des captifs, dont la coupe sera adoucie par l'acte, lui seront une récompense plus qu'ample. La somme recueillie s'élevait à neuf cents dollars. (36) A New York, la Old American Company a commencé à jouer Barbarossa "pour le SECOURS des captifs américains à Alger". Le théâtre américain commence à jouer un rôle actif dans l'aide aux marins captifs, devenant plus qu'un lien symbolique avec les captifs d'Alger. (37)

Les célébrations des révolutions aux États-Unis et en France ont également été l'occasion de reconnaître le sort des captifs américains. À Charleston, en Caroline du Sud, le 4 juillet a été « un jour de gaieté festive et de bonne harmonie », qui s'est terminé par une série de toasts offerts par les sociétés de Cincinnati et révolutionnaires, y compris un souvenir des « captifs américains à Alger : que leurs la servitude se terminera bientôt avec bonheur et ne sera plus jamais vécue par aucun de leurs concitoyens. » (38) À Baltimore, la prise de la Bastille à Paris a été commémorée par la « Baltimore Washington Rifle Company, à la maison du capitaine Resse », où les toasts ont appelé à « une libération rapide de nos frères captifs souffrant à Alger, et toute une civilisation ou l'extermination des corsaires barbaresques." (39) Indépendamment du motif du rassemblement ou de l'affiliation politique du groupe, des événements à travers le pays ont commémoré le sort des marins américains à Alger.

De même que les pièces de théâtre pour le compte des Américains à Alger offraient l'occasion de faire entendre de nouvelles voix américaines, ces salutations occupaient également une place croissante dans la sphère publique américaine. Comme l'historien David Waldstreicher l'a noté : « Quiconque a porté un toast, en a applaudi un ou en a discuté a participé à la fois à la cérémonie et à la critique. (40) En plus de souligner les problèmes du public lors de telles célébrations, les journaux de tout le pays ont souvent réimprimé ces saluts, augmentant ainsi la puissance des mots d'une seule soirée. Les festivités locales, y compris les toasts, étaient un effort de la part des individus pour participer à un dialogue national plus large. Alors que ceux qui assistaient à de tels rassemblements ou même ceux qui portaient le toast n'avaient pas la réputation d'un membre élu du gouvernement fédéral, ces forums publics et la transmission subséquente des salutations par la presse offraient aux citoyens une voix qui pourrait aider à façonner la politique nationale. En souvenir des captifs américains, ces toasts pressaient à la fois le gouvernement et le peuple américains de rendre la liberté à leurs concitoyens.

Les membres du Congrès ont vivement ressenti la pression d'agir, mais la réponse à cette pression a eu un caractère nettement partisan. Les républicains ont cherché à permettre au public d'accéder aux débats sur la crise à Alger, tandis que les fédéralistes ont travaillé pour limiter l'accès du public et faire face à la crise sans l'aide de citoyens privés. Une Chambre très divisée a soutenu une approche fédéraliste de la crise à Alger, fermant au public toutes les sessions traitant de la question. À plusieurs reprises, les membres républicains du Congrès ont cherché à renverser la règle de la maison qui limitait l'accès du public à ces discussions. Les opposants républicains à la fermeture des galeries se sont prononcés contre le « mystère du gouvernement » et ont noté que « c'était l'affaire de la Chambre à tout moment de favoriser la publicité, et il ne devrait être au pouvoir de personne d'exclure les électeurs du Congrès, mais pour la plus forte des raisons." (41) Malgré ces appels à une plus grande transparence, la mince majorité fédéraliste a réussi à maintenir des séances à huis clos.

La politique qui limitait l'accès du public n'a pris fin qu'après que les fédéralistes eurent élaboré une législation qui, selon eux, pourrait résoudre la crise à Alger.Un membre républicain du Congrès, Anthony New de Virginie, a divulgué la nouvelle de cette législation imminente à ses électeurs en janvier 1794, les informant que « certains pensent qu'une flotte pour forcer la paix d'Alger » est suffisante « pour protéger commerce et d'affirmer nos droits nationaux et nos votes ont été votés à la Chambre des représentants à ces fins. » (42) Avec cette législation en place, l'Assemblée a finalement levé l'interdiction d'accès du public aux débats d'Alger début février. C'est alors que les fédéralistes dévoilent officiellement leur solution militaire pour sortir de la crise d'Alger. Leur projet de loi prévoyait « qu'une force navale, composée de quatre navires de 44 et deux navires de 20 canons chacun, soit fournie pour la protection du commerce des États-Unis contre les croiseurs algériens ». (43)

Les partisans fédéralistes de la législation croyaient qu'une telle action était le seul moyen sûr de résoudre une crise qui avait persisté malgré près d'une décennie de négociations. Ironiquement, c'était Thomas Jefferson, face à l'opposition de John Adams, qui avait d'abord appelé à une solution militaire lorsque les corsaires algériens avaient saisi des navires américains en 1785. (44) Or, ce sont les fédéralistes qui ont soutenu que la construction de une marine était le seul moyen de mettre fin à la crise. Malgré son soutien initial à l'idée, en 1794, Jefferson et ses collègues républicains étaient moins enthousiastes à propos de l'utilisation prévue de la force militaire en Méditerranée. Les républicains, soulignant la réponse du gouvernement à la rébellion du whisky, craignaient qu'une telle puissance militaire ne se retourne contre le peuple américain lui-même. James Madison pensait que l'argent serait mieux dépensé pour payer le Portugal pour défendre la navigation américaine contre les Algériens, tandis que le membre du Congrès du New Jersey Abraham Clark craignait que la création d'une marine ne soit que la première étape d'une expansion militaire massive aux États-Unis et d'un l'élargissement du pouvoir du gouvernement fédéral. Malgré les réserves républicaines, la législation fédéraliste est adoptée par le Congrès et la construction de la force navale est bientôt en cours. (45)

Malgré les espoirs fédéralistes que le peuple américain serait satisfait de la création prévue d'une marine, les efforts non gouvernementaux ne firent que croître dans les mois qui suivirent. La seconde moitié de 1794 voit l'apogée des efforts publics en faveur des captifs d'Alger, suscités en partie par les actions du corps diplomatique américain. En juin, le City Gazette et le Daily Advertiser ont rapporté que lors d'une célébration du « Président des États-Unis . à Lisbonne dans la maison de notre ministre là-bas . captivité à Alger." (46) Plus tard cet été-là, John Pintard, le consul américain à Madère, s'adressa à l'American Marine Society dans une lettre annonçant qu'il utiliserait les bénéfices de la vente de vin aux membres de leur société pour contribuer au soulagement de leurs « malheureux concitoyens qui sont en captivité à Alger." (47)

Même avec les préparatifs militaires en cours, tous les fédéralistes ne se sont pas opposés aux efforts de collecte pour racheter les marins captifs. David Humphreys, envoyé américain au Portugal, a été l'un des plus grands catalyseurs pour déjouer les efforts fédéralistes visant à arrêter les contributions publiques au rachat des marins à Alger. Le secrétaire d'État Thomas Jefferson avait nommé Humphreys comme agent principal dans les négociations algériennes à la suite de la mort de John Paul Jones et Thomas Barclay en 1793. Humphreys, membre des Connecticut Wits, avait été l'assistant de George Washington pendant la Révolution et avait accompagné lui à Mount Vernon après la guerre. En 1785, il s'était rendu en Europe avec John Adams, Thomas Jefferson et Benjamin Franklin pour faire un rapport sur la situation en Europe. Après sa nomination à Alger, Humphreys a travaillé à travers un certain nombre de canaux dans le but de gagner une audience avec Dey Baba Hussein. Malgré plusieurs tentatives, il n'a jamais réussi à rencontrer le Dey pour négocier la libération des captifs. Frustré, Humphreys a contesté la politique officielle. Il adressa une lettre directement « au peuple des États-Unis d'Amérique », en octobre 1794, les appelant à aider au soulagement des prisonniers américains à Alger :

Humphreys, le représentant américain nommé à Alger, s'interroge sur la voie même suivie par le Congrès et le président. Il a suggéré que le moyen le plus rapide de mettre fin à la crise était une loterie nationale. Une telle collecte doit avoir lieu pour pourvoir à la rançon des prisonniers américains, "ou s'il devait y avoir des objections insurmontables à cette mesure--il faut espérer que les États individuels accorderont des loteries particulières à cette fin. Citoyens de les États-Unis d'Amérique ! Vous avez le pouvoir de sauver vos concitoyens désespérés d'une mort prématurée qui, sans votre intervention en leur faveur, semble inévitable. » (49) Largement publié à travers les États-Unis, son plan a reçu un énorme soutien.

Bien que ni le gouvernement fédéral ni les gouvernements des États n'aient adopté l'idée d'une loterie pour aider les captifs américains, les exhortations de Humphreys ont stimulé les efforts des citoyens privés pour s'emparer de leurs propres collections. Sa lettre semblait donner une sanction officielle aux efforts non gouvernementaux visant à racheter les captifs américains. Le secrétaire d'État Edmund Randolph s'est vu confier la tâche de freiner la ruée provoquée par le plaidoyer de Humphreys. Comme l'a noté l'historien Robert Allison, « Randolph a eu la tâche délicate de réprimander Humphreys sans l'aliéner, et de refuser la générosité du peuple américain tout en le félicitant pour cela. » (50) Dans une tentative de limiter la réaction du public, Randolph a signalé que la loterie de Humphreys n'était pas nécessaire car le gouvernement avait déjà mis de côté 800 000 $ pour obtenir la libération des captifs. De telles assurances du gouvernement, cependant, n'ont pas fait grand-chose pour réprimer le soulèvement populaire. La lettre de Humphreys n'a fait qu'attiser les flammes du sentiment public qui avaient été allumées dès 1783. (51)

Une formidable réaction du public a suivi en faveur d'une loterie nationale. Une lettre, signée Essex, parut dans la Salem Gazette, notant que "l'adresse . transmet tant de sympathie, de philanthropie, de vertu et, je peux ajouter, de pitié, que je doute qu'il y ait un des destinataires, mais ce qui me rejoint dans approuvant un thème qui enflamme mon âme." (52) Pour beaucoup, la lettre de Humphreys offrait au peuple américain une ouverture pour montrer son vrai caractère. Avec la sanction semi-officielle de Humphreys, les Américains à travers les États-Unis ont prévu de collecter des fonds pour racheter les captifs américains à Alger. Lorsque Washington a appelé à une journée d'action de grâce nationale pour célébrer la paix relative au pays et à l'étranger en février 1795, ceux qui avaient travaillé pour racheter les marins captifs ont profité de l'occasion. Suite à son annonce, les journaux à travers les États-Unis ont lancé un appel élaboré pour « une contribution continentale pour le soulagement de nos frères américains en captivité à Alger ». (53) Les collections devaient ensuite être envoyées au « trésorier de l'Union à Philadelphie pour qu'il soit affecté par lui à l'objectif susmentionné ». La demande de collecte appelait les Américains à « vous transporter en idée, à la Ville d'Alger laissez derrière vous les plus tendres charités de la vie. fléau . et implacablement confiné avec les sujets de la maladie pestilentielle. " Les organisateurs de la collecte nationale ont demandé comment les Américains pouvaient "oublier la plus grande de toutes les calamités possibles, qui repose sur la tête fatiguée de [leurs] concitoyens". Les citoyens américains ont été invités à ne pas ignorer le sort de leurs compatriotes captifs : « Nous sommes convaincus, par mille exemples, que les fils de la Liberté sont toujours prompts à soulager les misérables. Les auteurs du plan appelaient les Américains à faire du « 19 février 1795 un jour à ne jamais oublier dans les annales de la philanthropie. à Alger."

Bien qu'aucun membre du gouvernement fédéral n'ait directement réfuté l'effort visant à relier le jour d'action de grâces à une collection nationale, des efforts secrets pour subvertir les efforts caritatifs ont commencé presque immédiatement après la publication de l'appel à une collection nationale. La caractéristique la plus importante de ces efforts était une série de rapports qui suggéraient qu'un règlement possible avec Alger était proche. Ces rapports étaient centrés sur des informations selon lesquelles David Humphreys lui-même était en route pour les États-Unis et, a-t-on rapporté, même en route pour Philadelphie pour rencontrer Washington. Le bruit courut que Humphreys emportait avec lui « d'importantes communications au PRÉSIDENT », qui, croyait-on, pourraient « révéler des renseignements intéressants sur les captifs d'Alger ». (54) Cependant, ces rapports n'étaient pas fondés, car Humphreys n'était revenu que pour recevoir des instructions sur la manière de procéder, n'ayant reçu aucune instruction après sa rebuffade initiale de Baba Hussein. (55) Bien que ces rapports aient pu être fondés sur la conviction que le retour de Humphreys aux États-Unis présageait la fin du conflit avec Alger, il se peut aussi qu'il s'agisse d'une tentative indirecte des fédéralistes de subvertir la collection nationale. Les rapports prématurés de paix ont été corrigés peu après le jour d'action de grâce, lorsqu'une rétractation a été publiée dans plusieurs journaux rapportant que l'information, qui prétendument « émanait du gouvernement » et rapportait qu'« il y a des perspectives très favorables, qu'une paix avec Alger être conclu », ne provenait en fait d'aucune source officielle et qu'une telle paix n'était pas imminente. (56)

Alors que les rapports d'un règlement ont peut-être légèrement réduit la collecte du jour de l'action de grâces, les partisans de l'effort ont continué à annoncer leur cause dans les jours qui ont précédé le jour de l'action de grâce. Une réunion de l'une des sociétés d'aide à Marblehead, dans le Massachusetts, a recommandé aux ministres locaux de "distinguer le prochain jour d'action de grâce publique, par une contribution au soulagement de nos frères américains, qui traînent en ce moment les chaînes de l'esclavage à Alger, cette ville de servitude et de mort." (57) Une lettre de William Penrose, capitaine du navire capturé, le President, a été publiée dans plusieurs journaux, déclarant que « le Dey a autorisé toute personne à se manifester de la part des États-Unis pour effectuer le rachat du Américains en captivité dans cet endroit. Non, il souhaite même ardemment être en bons termes avec l'Amérique. " (58) La conviction que le Dey était disposé à négocier peut avoir servi d'encouragement, suggérant que les fonds donnés pourraient être utilisés immédiatement. Penrose, cependant, est allé plus loin, arguant que « si quelque chose n'est pas fait bientôt, nous pouvons aussi bien abandonner toute idée de liberté et sombrer sous la pression de l'esclavage le plus abject et le plus cruel ». Il a poursuivi qu'un tel destin ne devrait pas être possible, parce que "l'Amérique, le pays le plus libre de la terre [ne pouvait pas] permettre à ses citoyens, qui ont combattu et saigné pour établir et sécuriser cette liberté, de languir une existence misérable dans les chaînes et le plus l'esclavage abject." Avec l'ouverture fournie par la lettre de Humphreys, les partisans de l'idée se sont précipités pour profiter pleinement de la situation.

Des ministres de toute la Nouvelle-Angleterre se sont déplacés pour soutenir la collection nationale. Le dimanche précédant le jour de l'action de grâce, Isaac Story a prononcé un sermon à sa congrégation de New London intitulé A Discourse. comme Préparatoire à la Collecte, lors de l'Action de grâce nationale, le jeudi suivant, au profit de nos frères américains à Alger. Le ministre a déclaré dans son article publié par la suite,

Le jour même de l'action de grâce, l'évêque épiscopal du Connecticut et du Rhode Island a demandé que des collectes "pour le soulagement de nos frères en captivité à Alger" soient prises les dimanches à venir en plus de la collecte nationale le jour de l'action de grâce. (60) De telles actions, espérait l'évêque, "deviendront générales parmi les chrétiens de toutes confessions aux États-Unis d'Amérique". Malgré les efforts politiques pour minimiser la nécessité d'une collection nationale, les efforts non gouvernementaux en faveur des captifs semblaient se renforcer davantage après l'effort d'action de grâce.

Un Bostonien " a généreusement donné QUATRE MILLE DOLLARS ", une somme suffisante pour procurer le rachat d'un maître. À Cushing ce jour-là et depuis, ils ont collecté environ 60 dollars », et lors d'une réunion de la ville à Warren, il a été rapporté que cent dollars avaient été collectés. « Nous n'avions pas un homme riche dans la ville, et pourtant 10 dollars est venu d'une part. » Dans « la petite plantation de Maduncook », une belle somme avait également été collectée. La ville de Bristol aurait collecté entre 200 et 300 $, tandis que les villes de « Waldoborough, Union et quelques autres endroits " a programmé leurs collections pour une réunion d'avril. L'effort était devenu si répandu qu'à Portland, " la société des amis de ce quartier doit contribuer à sa prochaine réunion ", et une congrégation réformée néerlandaise à Albany a donné 130 $. Avec la diffusion de la collecte à travers le royaume, la participation du public aux efforts pour racheter les captifs américains avait atteint de nouveaux sommets, alors même que le Congrès préparait une solution militaire.

Dans les années 1790, toutes les pièces nécessaires à une vaste sphère publique étaient en place aux États-Unis, et ce sont les questions de politique étrangère qui la mettront à l'épreuve. La crise d'Alger a contribué à focaliser l'attention nationale et a jeté les bases d'un débat qui s'étendrait au-delà des frontières des États-Unis jusqu'aux côtes de l'Afrique du Nord. En plus de susciter une large participation du public, ce débat a façonné la dynamique qui se dessinait entre le gouvernement fédéral nouvellement créé et le peuple américain. Malgré les efforts de beaucoup au sein du gouvernement fédéral pour limiter l'accès au débat, les membres actifs du public américain ne voulaient pas être exclus. Alors même que les membres fédéralistes du Congrès cherchaient à mettre un terme au débat en légiférant une solution militaire à la crise, un nombre croissant de citoyens concernés ont poursuivi leurs efforts pour collecter des fonds afin d'obtenir la libération des prisonniers à Alger.

Ces efforts publics étaient si puissants que, dès le printemps 1794, Washington demanda au secrétaire au Trésor Alexander Hamilton d'explorer la possibilité d'acquérir un emprunt étranger pour permettre au gouvernement américain de racheter les otages à Alger. Bien que les quatre-vingt-cinq marins captifs qui ont survécu à la captivité algérienne ne retournent aux États-Unis qu'en février 1797, des négociations et le paiement de 200 000 $ en or plutôt que la menace d'une marine américaine assurent leur libération. Malgré les efforts des membres du gouvernement fédéral pour limiter l'implication du public dans l'affaire d'Alger, la sphère publique américaine en développement a permis un large éventail de participation au débat. Dans la presse, sur scène, dans les tavernes et dans les rues, les Américains ont fait entendre leur voix. Alors que de nombreux membres fédéralistes du Congrès et de l'administration de Washington ont finalement préféré une solution militaire, c'est la pression d'un large échantillon du public américain pour une « libération plus rapide » qui a finalement conduit Washington à obtenir la libération des captifs américains par le biais de efforts monétaires plutôt que militaires. (63)

Par le biais de pétitions, de lettres, de journaux et même de théâtre, les Américains ont démontré leur implication dans les affaires nationales. Des marins captifs eux-mêmes aux membres du Congrès, presque tous les secteurs de la société américaine ont joué un rôle dans le débat sur Alger. De nombreux groupes ont émergé pour collecter des fonds pour leurs concitoyens piégés en captivité, dans l'espoir de démontrer la profondeur du caractère américain. Les membres des sociétés démocrates-républicaines, reconnaissant la puissance des efforts publics en faveur des captifs d'Alger, ont rapidement adopté la cause comme défenseur de la voix du peuple. Les membres du Congrès en sont également venus à reconnaître la puissance de ce mouvement. Les représentants républicains du Congrès ont cherché à faciliter la participation des citoyens en ouvrant les débats du gouvernement à un public plus large. Même les nombreux fédéralistes initialement opposés aux efforts publics ont finalement reconnu le pouvoir d'une citoyenneté motivée. Cela a préparé les fédéralistes à la lutte pour la ratification du traité Jay un an plus tard. Alors qu'une étude récente a soutenu que le débat entourant le traité Jay « a modifié l'ensemble du système politique au sein duquel les partis naissants opéraient », il semble que la mobilisation de l'opinion publique autour du traité Jay faisait partie d'une culture politique émergente qui avait commencé comme dès 1783. (64)

La crise d'Alger a démontré la viabilité d'une sphère publique élargie aux États-Unis. Le débat sur la façon de procéder à Alger et sur la meilleure façon d'assurer la libération des captifs américains était une discussion de grande envergure qui comprenait des voix de partout dans le monde atlantique. En fin de compte, malgré les efforts des membres fédéralistes du Congrès, c'est la solution soutenue par des citoyens bruyants qui a gagné. La crise d'Alger a révélé que le peuple américain n'était pas simplement une source à consulter de temps à autre pour résoudre des problèmes constitutionnels ou lors d'élections. Ces Américains vocaux ont révélé le pouvoir de persuasion dans la sphère publique. En faisant entendre leur voix, ces citoyens ont non seulement fixé les termes du débat, mais ont également orienté le gouvernement américain vers un règlement négocié plutôt que militaire. La crise d'Alger a démontré que toute question d'importance nationale nécessitait l'approbation d'une citoyenneté active engagée dans une « sphère extensive ».

(1.) Jurgen Habermas, La transformation structurelle de la sphère publique : enquête sur une catégorie de la société bourgeoise, trad. Thomas Burger (Cambridge, MA : MIT Press, 1991). Le tollé général suscité par Alger a anticipé le débat public sur le traité Jay quelques années plus tard. Todd Estes explore en détail le débat sur les traités dans son ouvrage The Jay Treaty Debate, Public Opinion, and the Evolution of Early American Political Culture (Amherst, MA : U. of Massachusetts P., 2006).

(2.) Pour en savoir plus sur le débat et les efforts des anti-fédéralistes et de la sphère publique, voir Saul Cornell, The Other Founders : Anti-Federalism and the Dissenting Tradition in America, 1788-1828 (Chapel Hill, NC : U . de Caroline du Nord P., 1999).Pour en savoir plus sur le développement d'une sphère publique dans l'Amérique prérévolutionnaire, voir Michael Warner, The Letters of the Republic : Publication and the Public Sphere in Eighteenth-Century America (Cambridge, MA : Harvard UP, 1990) Charles E. Clark, The Public Estampes : The Newspaper in Anglo-American Culture 1665-1740 (New York : Oxford UP, 1994) David Copeland, "America, 1750-1820", dans Press, Politics and the Public Sphere in Europe and North America 1760-1820, eds . Hannah Barker et Simon Burrows (Cambridge: Cambridge UP, 2002), 140-58 Michael Schudson, "La 'sphère publique' et ses problèmes: ramener l'État (retour)", Notre Dame Journal of Law Ethics and Public Policy 2 (1994 ): 528-46 Jeffrey Pasley, "The Tyranny of Printers": Newspaper Politics in the Early American Republic (Charlottesville, VA: U. of Virginia P., 2001), 46-47. Pour un aperçu du débat entourant le développement de la sphère publique aux États-Unis avant la guerre de Sécession, voir John L. Brooke, « To be 'Read by the Whole People': Press, Party, and Public Sphere in the United States , 1789-1840," Les Actes de l'American Antiquarian Society 110 (2002): 41-118.

(3.) Ces chiffres sont tirés de Copeland, "America 1750-1820," 149 voir aussi Richard John, Spreading the News: The American Postal System from Franklin to Morse (Cambridge, MA: Harvard UP, 1995).

(4.) Algerine Captives to George Washington, 22 septembre 1788, George Washington Papers at the Library of Congress, 1741-1799: Series 4, General Correspondence 1697-1799 [d'ici: Algerine Captives]. Les lettres ultérieures des captifs seraient publiées dans les journaux de tout le pays, à la fois dans les villes côtières et aussi loin à l'ouest que le territoire de l'Ohio. Pour en savoir plus sur les limites de la sphère publique en Amérique, voir le forum "Alternative Histories of the Public Sphere," The William and Mary Quarterly 1 (2005) : 3-112.

(5.) Charles Hitchcock Sherrill, French Memories of Eighteenth-Century America (New York : Charles Scribner's Sons, 1915), 249.

(6.) Eugene Perry Link, Democratic-Republican Societies, 1790-1800 (New York : Columbia UP, 1973), 56-57 Sherrill, French Memories of Eighteenth-Century America, 254.

(7.) Les Papiers de James Madison, éd. Robert A. Rutland et William Rachal (16 vol., Charlottesville, VA : U. of Virginia P., 1962-1983), vol. 10, 212.

(8.) Ibid., 14 : 161. Voir aussi Colleen Sheehan, "The Politics of Public Opinion: James Madison's 'Notes on Government'," The William and Mary Quarterly 4 (1992): 609-27.

(9.) La fermeture des galeries semblait être un événement courant et une source de frustration à la fois pour les membres républicains du Congrès et pour les imprimeurs qui avaient espéré livrer des nouvelles à leurs lecteurs (voir, notamment, The Gazette of the United States [ Philadelphia], 30 décembre 1793 New York Daily Gazette, 3 janvier 1794 Todd Estes, "Shaping the Politics of Public Opinion: Federalist and the Jay Treaty Debate," Journal of the Early Republic 3 [2000]: 393422 Noble E. Cunningham, Jr. ., "Introduction", dans Circular Letters of Congressmen to Their Constituents 1789-1829, volume 1 [Chapel Hill, NC: U. of North Carolina P., 1978], XL-XLII).

(10.) Je n'ai pu trouver le texte que de quelques-unes de ces pétitions, bien que des références aux nombreuses « pétitions humanitaires » qui avaient été présentées au Congrès apparaissent dans un certain nombre de sources, y compris l'American Daily Advertiser de Dunlap (Philadelphie) , 19 février 1793.

(11.) Voir la Falmouth Gazette (Maine), 25 octobre 1785 Continental Journal (Boston), 27 octobre 1785 Providence Gazette (Rhode Island), 29 octobre 1785 Connecticut Courant (Hartford), 31 octobre 1785 Connecticut Journal (New Haven), 2 novembre 1785 State Gazette of South Carolina (Charleston), 3 novembre 1785.

(13.) George Washington à Matthew Irwin, 20 juillet 1789, George Washington Papers at the Library of Congress, 1741-1799 : Series 2 : Letter Books. Pour en savoir plus sur la crise avec Alger, voir Lawrence A. Peskin, « The Lessons of Independence : How the Algerian Crisis Shaped Early American Identity », Diplomatic History 3 (2004) : 297-319 Thomas Bailey, A Diplomatic History of the American People (Englewood Cliffs, NJ: Prentice-Hall, 1940) HG Barnaby, Les Prisonniers d'Alger: An Account of the Forgotten American Algerian War 1785-1797 (Londres: Oxford UP, 1966) Richard B. Parker, Oncle Sam in Barbary: A Diplomatic History, ADST-DACOR Diplomats and Diplomacy Series (Gainesville, FL: U. of Florida P., 2004) Robert Allison, The Crescent Obscured: The United States and the Muslim World, 1776-1815 (New York: Oxford UP, 1995 ) Frank Lambert, The Barbary Wars : American Independence in the Atlantic World (New York : Hill et Wang, 2005).

(14.) Jefferson à Adams, 11 juillet 1786, dans The Adams and Jefferson Letters, éd. Lester Cappon (Chapel Hill, Caroline du Nord : U. of North Carolina P., 1959), 142 Allison, Crescent Obscured, 16-20. Jefferson continuait d'espérer une solution militaire, et même s'il poussait à la poursuite des négociations, il continuait de croire qu'une solution militaire était préférable à tout hommage (voir American State Papers : Documents, Legislative and Executive of the Congress of the United States, tome 1 [Washington, DC : Gales et Seaton, 1833], 101.

(15.) The New York Daily Gazette, 8 mars 1794.

(16.) Gary Wilson, "American Hostages in Moslem Nations, 1784-1796: The Public Response," Journal of the Early Republic 2 (1982): 12341.

(17.) La lettre a été réimprimée dans tout le nord-est dans The Columbian Gazetteer (New York), 19 décembre 1793 The Independent Gazetteer (Philadelphie), 21 décembre 1793 New Hampshire Gazette (Portsmouth), 28 décembre 1793 The Western Star (Stockbridge, MA ), 30 décembre 1793 Vermont Gazette (Bennington), 3 janvier 1794 South Carolina State Gazette (Charleston), 3 janvier 1794 The Mirrour (Concord, NH), 6 janvier 1794 The Massachusetts Magazine ou, Monthly Museum. Contenant la littérature, l'histoire, la politique, les arts, les mœurs et les amusements de l'époque, 6 mars 1794, 189.

(18.) Deux Pacha-Dey différents ont régné sur Alger à cette époque, Muhammed V ben Othman (r. 1766-1791) et Baba Hussein (r. 1791-1799). Ils sont restés, nominalement, sujets du sultan ottoman-turc, mais étaient pratiquement indépendants.

(19.) Wilson, "American Hostages in Moslem Nations," 137 Annals of Congress, Third Congress, First Session, 531.

(20.) Journaux de la Chambre des représentants des États-Unis, 5 mars 1794 (Washington, DC : Gales et Seaton, 1826), 82.

(21.) Journaux de la Chambre, 27 mars 1794.

(22.) Providence Gazette (Rhode Island), 24 mai 1794.

(23.) Wilson, « American Hostages in Moslem Nations », 135-37 House Journals, 4 avril 1794.

(24.) Bienveillance au Président des États-Unis, 4 avril 1794, Département d'État, Dépêches consulaires, Alger, vol. 1, partie 1. Voir aussi Allison, Crescent Obscured 127-29.

(25.) The Daily Advertiser (New York), 26 décembre 1793.

(26.) The Aurora General Advertiser (Philadelphie), 6 mars 1794.

(27.) Dunlap's American Daily Advertiser (Philadelphie), 29 mars 1794.

(28.) Columbian Centinel (Boston), 2 avril 1794.

(29.) Providence Gazette, 3 décembre 1794.

(30.) Dunlap's American Daily Advertiser, 22 août 1794.

(31.) Susanna Rowson, « Les esclaves à Alger ou une lutte pour la liberté », dans Plays by American Women, éd. Amelia Howe Kritzer (Ann Arbor, MI : U. of Michigan P., 1995), 55-96.

(33.) Gazette des États-Unis (Philadelphie), 24 mars 1794.

(34.) Daily Gazette (New York), 29 mars 1794.

(35.) Gazette des États-Unis (Philadelphie), 19 avril 1794.

(36.) American Minerva (New York), 23 mai 1794.

(37.) Weekly Museum (New York), 28 juin 1794.

(38.) South Carolina State Gazette et Timothy's Daily Adviser (Charleston), 7 juillet 1794.

(39.) Dunlap's American Daily Advertiser, 28 juillet 1794.

(40.) David Waldstreicher, In the Midst of Perpetual Fetes (Chapel Hill, NC : U. of North Carolina P., 1997), 180, 222-23.

(41.) Gazette des États-Unis (Philadelphie), 30 décembre 1793 Daily Gazette (New York), 3 janvier 1794 Spooner's Vermont Journal (Windsor), 20 janvier 1794.

(42.) "Anthony New (Virginie)" à ses constituants dans les lettres circulaires des membres du Congrès à leurs constituants 1789-1829, 15.

(43.) Connecticut Journal (New Haven), 20 février 1794.

(44.) Jefferson à Adams, 11 juillet 1786, dans The Adams and Jefferson Letters, 142.

(45.) Greenleaf's New York Journal and Patriotic Register, 12 février 1794 The Debates and Proceedings in the Congress of the United States, Third Congress, 2 décembre 1793 au 3 mars 1795 (Washington, 1849), 250, 486-98, 1426 -8 Allison, croissant obscurci, 20-24.

(46.) City Gazette et Daily Advertiser (Charleston), 11 juin 1794.

(47.) La proposition de Pintard fut accueillie avec reconnaissance et ordre publics lorsque James Farquhar annonça son intention d'acheter six pipes dans une lettre publiée dans la Gazette (Gazette and Country Journal [Boston], 8 décembre 1794).

(48.) Réimprimé dans tout le pays dans l'American Minerva (New York), 28 octobre 1794 Gazette des États-Unis (Philadelphie), 31 octobre 1794 Dunlap's American Daily Advertiser, 4 novembre 1794 American Apollo (Boston), 6 novembre 1794 Catskill Packet (Catskill, NY), 8 novembre 1794 Western Star (Stockbridge, MA), 11 novembre 1794 City Gazette (Charleston), 19 novembre 1794.

(50.) Allison, Croissant obscurci, 132.

(52.) Gazette [Salem, MA], 25 novembre 1794.

(53.) Les citations suivantes dans ce paragraphe sont, respectivement, de l'Impartial Herald (Newburyport, MA), 23 janvier 1795 Gazette (Providence, RI), 31 janvier 1795 Mercury (Newport, RI), 3 février 1795 Massachusetts Spy ou Worcester Gazette, 4 février 1795 Connecticut Gazette [New London], 19 février 1795.

(54.) Columbian Centinel (Boston), 7 février 1795.

(55.) Parker, Oncle Sam en Barbarie, 91-95.

(56.) American Minerva (New York), 27 février 1795 Federal Intelligencer, 24 février 1795 Columbian Centinel (Boston), 28 février 1795 voir aussi Allison, Crescent Obscured, 143-44.

(57.) New Hampshire Gazette (Portsmouth), 17 février 1795.

(58.) Les citations dans ce paragraphe de la lettre de Penrose ont été tirées du New York Journal de Greenleaf (New York), 7 février 1795 Gazette (Salem, MA), 17 février 1795 New Hampshire Gazette (Portsmouth), 17 février 1795.

(59.) Un discours prononcé le 15 février 1795 . au profit de nos frères américains à Alger (Salem, MA : Thomas Cushing, 1795).

(60.) Connecticut Gazette (New London), 19 février 1795.

(61.) Dunlap's American Daily Advertiser, 3 mars 1795.

(62.) Les citations dans ce paragraphe sont tirées du Dunlap's American Daily Advertiser, 3 mars 1795 New Hampshire Gazette (Portsmouth), 10 mars 1795 Spooner's Vermont Journal (Windsor), 16 mars 1795 voir aussi Allison, Crescent Obscured. Mon interprétation du succès des efforts de collecte diffère de celle d'Allison. Allison soutient que "le jour d'action de grâce a été un échec en tant qu'organisme de bienfaisance", mais face aux efforts du Congrès pour mettre fin à la crise par des moyens militaires, les vastes collections étaient une forte indication que de nombreux citoyens manquaient de foi dans une solution navale à la crise.

(63.) George Washington à Alexander Hamilton, 29 mai 1794, George Washington Papers at the Library of Congress, 1741-1799 : Series 2 : Letter Books. L'argent a été acquis avec l'aide de banquiers britanniques à Lisbonne et de banquiers juifs à Alger, et complété, ironiquement, par quatre navires de guerre en guise de paiement au Baba Hussein. Parmi les navires américains mis en service pendant la crise, trois ont finalement été achevés et les autres contrats ont été retirés en mars 1796 après la négociation du traité avec Alger (voir Parker, Uncle Sam in Barbary, 116-23 Lambert, Barbary Wars, 86-88).

(64.) Estes, débat sur le traité Jay, 212-13.

David Dzurec est professeur adjoint d'histoire à l'Université de Scranton. Il a récemment publié "One Madison, Two Floridas" dans le cadre d'une table ronde sur Borderlines in Borderlands de J. C. A. Stagg dans le passeport de la Society for Historians of American Foreign Relations.


L'enquête de la Chambre ne trouve aucune preuve d'un accord sur les otages en 1980

Un panel bipartite de la Chambre a conclu qu'il n'y a aucun fondement aux accusations persistantes selon lesquelles des personnes associées à la campagne présidentielle de 1980 de Ronald Reagan ont conclu un accord secret avec l'Iran pour retarder la libération des otages américains jusqu'après les élections.

"Il n'y a aucune preuve crédible soutenant une tentative ou une proposition de tentative de la campagne présidentielle de Reagan, ou de personnes représentant ou associées à la campagne pour retarder la libération des otages américains en Iran", a conclu le panel dans un résumé de son rapport, qui est rendu public mercredi. Les collaborateurs du Congrès ont distribué le résumé aux organes de presse aujourd'hui.

Le résumé décrit le rapport comme "l'enquête et l'analyse les plus approfondies et les plus complètes des allégations d'October Surprise à ce jour".

La campagne de Reagan, selon le rapport, craignait que le président Jimmy Carter n'arrange un accord de dernière minute pour libérer les 52 otages au cours du dernier mois de la campagne électorale, ou qu'il déclenche une "surprise d'octobre". terme pour décrire l'épisode entier, y compris les accusations selon lesquelles certains des collaborateurs de M. Reagan ont travaillé pour retarder la libération des otages pour refuser à M. Carter le bénéfice de la publicité.

En substance, l'enquête a conclu que les histoires d'agents de campagne de Reagan travaillant secrètement avec les Iraniens pour retarder la libération des otages ont été propagées par des personnes dont le témoignage ne résiste pas aux preuves documentaires crédibles, y compris les enregistrements de téléphone, d'hôtel et de carte de crédit. comme des rapports de renseignement bruts.

En outre, l'une des principales sources de nombreux reportages, un marchand d'armes iranien nommé Jamshid Hashemi, a rétracté son histoire. M. Hashemi, selon le rapport, a déclaré sous serment aux enquêteurs de la Chambre qu'il n'avait eu connaissance d'aucun effort pour retarder la libération des otages.

Les conclusions de l'enquête de 1,35 million de dollars étaient similaires à celles d'une enquête beaucoup moins ambitieuse entreprise par un comité sénatorial l'année dernière. Dans ce rapport, la commission sénatoriale des relations étrangères a déclaré que certains membres de l'équipe de campagne de Reagan ont failli commettre des irrégularités en cherchant des informations en tant que citoyens privés sur les otages. Mais le comité sénatorial n'a également trouvé aucun plan pour chercher à retarder la libération des otages. Problème de trahison

Le panel de la Chambre a déclaré qu'il avait entrepris son enquête parce que les accusations, si elles avaient été vraies, "dépasseraient totalement les excès les plus fous de notre histoire constitutionnelle". L'élection présidentielle en cherchant à prolonger l'incarcération de concitoyens américains par des terroristes étrangers est presque de la trahison. »

Les otages ont été libérés par l'Iran le 20 janvier 1981, le jour où M. Reagan a prêté serment en tant que président. La théorie selon laquelle la campagne républicaine avait organisé un retard de la publication jusqu'après le jour des élections a circulé à Washington dans l'ensemble des administrations Reagan et Bush, mais elle a suscité un intérêt accru du public en avril 1991, lorsque Gary Sick, un assistant à la sécurité nationale à la Maison-Blanche Carter , a écrit un article pour la page Op-Ed du New York Times disant qu'il avait conclu que les accusations étaient vraies en raison de la variété des sources qui ont raconté des histoires similaires.

Selon la théorie, en échange du retard, l'administration Reagan a organisé l'expédition ultérieure d'armes à Téhéran via Israël. M. Sick et plusieurs journalistes ont rapporté que William J. Casey, le président de campagne de Reagan, avait rencontré des représentants de l'Iran l'été précédant les élections à Madrid pour discuter du retard et conclu l'accord à Paris. M. Casey, qui devint plus tard directeur du renseignement central, est décédé en 1987.

Le résumé indiquait que le panel avait obtenu les enregistrements originaux de l'hôtel de Madrid où des réunions entre M. Casey auraient eu lieu, ainsi que des relevés téléphoniques et des reçus de carte de crédit. De plus amples informations ont été obtenues lors d'entretiens avec plusieurs des personnes qui auraient participé aux réunions, a indiqué le panel.

"En ce qui concerne les réunions présumées à Madrid, le groupe de travail a constaté que les preuves prétendument à l'appui de chacune de ces réunions ne provenaient pas de sources crédibles ni corroborées", a conclu le rapport. Sur les cinq personnes citées dans les reportages comme étant au courant des réunions, le rapport a indiqué que trois avaient témoigné sous serment qu'elles n'en avaient aucune connaissance.

Beaucoup de ceux qui disent que les réunions ont eu lieu ont émis l'hypothèse que M. Casey aurait pu faire un voyage secret à Madrid en juillet 1980. Casey Pas à Madrid

Le panel a déclaré que des preuves accablantes montraient que M. Casey ne s'était pas rendu à Madrid à ce moment-là. Les documents qui soutiennent cette affirmation seront publiés mercredi. Le résumé n'expliquait pas non plus pourquoi les personnes qui ont renié leurs histoires sont plus crédibles maintenant qu'elles ne l'étaient lorsqu'elles ont initialement porté leurs accusations.

Le résumé du rapport critique sévèrement une autre source principale de nombreuses allégations, un Israélien nommé Ari Ben-Menashe. M. Ben-Menashe a déclaré à plusieurs journalistes qu'il était présent à une réunion en octobre 1980 à Paris entre des représentants iraniens et des gens de la campagne Reagan. M. Ben-Menashe a laissé entendre à plusieurs reprises que George Bush, alors candidat républicain à la vice-présidence, était présent à la réunion de Paris. Le panel a déclaré qu'il avait des preuves concluantes que M. Ben-Mehashe n'était pas à Paris à ce moment-là.

Le panel, dirigé par les représentants Lee Hamilton, démocrate de l'Indiana, et Henry J. Hyde, républicain de l'Illinois, avait précédemment publié un rapport provisoire rejetant la théorie selon laquelle M. Bush aurait assisté à des réunions à Paris en 1980.


Vies en danger : otages et victimes dans la politique étrangère américaine

Le professeur Buhite commence cette étude par une discussion sur les problèmes particuliers auxquels les États-Unis ont été confrontés dans le traitement des crises d'otages. Les chapitres suivants procèdent ensuite chronologiquement à travers l'histoire des États-Unis, racontant les principaux incidents d'otages et retraçant les changements dans la position de Washington envers les terroristes. Vies en danger séduira les professeurs des cours de politique étrangère, d'histoire diplomatique, d'histoire générale et de sciences politiques.

Тзывы - аписать отзыв

Vies en danger : otages et victimes dans la politique étrangère américaine

De tous les actes terroristes, la prise d'otages a été et reste le plus difficile à gérer. Dans le passé, Washington a payé une rançon, négocié ou autrement demandé la libération rapide de ses sujets. итать есь отзыв

Vies en danger : otages et victimes dans la politique étrangère américaine

De tous les actes terroristes, la prise d'otages a été et reste le plus difficile à gérer. Dans le passé, Washington a payé une rançon, négocié ou autrement demandé la libération rapide de ses sujets. итать есь отзыв


Voir la vidéo: Terrorisme Film Complet En Français 2018 - Film Américain Romantique Nouveauté 2018 #214 (Décembre 2021).